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Ma vision du hackerspace


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Salux !

Une des discussions de fond menées actuellement au hackerspace concerne son identité, quelle différence y aura-t-il entre celui d’Angers et ceux que l’on trouve à Paris ou à Lyon.

Miser sur l’apport des NTIC dans notre vie de citoyen

Ça peut paraître pompeux, mais ça me semble bien résumer mon approche. À l’intérieur de ça, on peut mettre :

  • L’enseignement des technologies de chiffrement, pour permettre aux gens d’avoir des conversations privées même en étant sur un Wifi ouvert, de signer des documents/mails, de protéger des données sensibles…
  • L’accès aux données publiques brutes, non traitées, pour que chacun puisse construire son analyse et tirer ses conclusions. L’Open-Data est une mini-révolution dans notre relation aux institutions.
  • Apprendre à gérer son identité en ligne, voire même la dissimuler si nécessaire. Cela va de l’éducation aux bons usages sur les réseaux sociaux au pseudonymat le plus total.
  • Comprendre les réseaux, leur typologie, les moyens de transmissions, l’architecture d’internet, qu’est-ce que le web, l’adressage IP… Les réseaux sont tout autour de nous aujourd’hui, on ne peut plus se contenter de les utiliser en tant que consommateurs.
  • Sensibiliser à l’univers du Libre, que ça soit Wikipédia, OpenOffice ou Arduino, montrer que les nouvelles technologies ont changé la donne vis à vis du droit d’auteur et que le libre propose une nouvelle approche basée sur le partage et la collaboration.

Connaître & expérimenter la sécurité

Partie « hacking » au sens populaire du terme. Ici, on entre de force et ensuite on apprend à se protéger.
  • La sécurité du point de vue privé, où l’on va étudier les techniques courantes de sécurisation de son réseau, son ordinateur, ses données personnelles, etc.
  • La sécurité des entreprises et des institutions, avec l’étude des failles que l’on retrouve souvent, des ateliers plus orientés développement et monde professionnel.
  • Quelque part entre les deux : le Cloud, sur lequel nous pourrons échanger et débattre longuement. Où sont les données ? Quelles sont mes libertés ? Mes garanties ? Les risques ? Et puis d’abord, le cloud, c’est quoi ?

Idées de projets à discuter

  • Construire un cloud associatif, un espace dans les nuage protégé et où les données ne seraient pas un objet de marchandise.
  • Universaliser l’accès à Internet sur Angers, en incitant et aidant des FAI locaux à se créer.
Voilà, c’est une liste non exhaustive, encore une fois elle n’engage que moi, mais j’ai essayé de dégager un fil conducteur, ce que certains appelleraient « d’utilité publique », auquel je préfère le terme « d’utilité citoyenne » (mais je chipote, je chipote).
N’oubliez pas, on a besoin de vous, le hackerspace reste un endroit ouvert et libre, vos avis comptent beaucoup pour nous. Inscrivez-vous sur la mailling-list et faîtes un p’tit coucou !
Le Manchot Enragé
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De la nécessité d’une Culture Libre

Salux !

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la Culture Libre n’est pas de mise dans notre société. C’est bien dommage, nous sommes en 2010 tout de même. Internet est pratiquement dans tous les foyers français, ainsi tout le monde a accès à une quantité inimaginable de culture, légalement comme illégalement.

Internet est apparu comme un cheveu sur la soupe à notre façon de consommer la culture. Il remet en cause le fondement des maisons de disque : la vente de copies. Maisons de disques qui, souffrant d’hypocondrie, n’hésitent pas à partir en guerre contre leurs propres clients afin de maintenir leurs rentes. Mais la culture ? Qui a posé la question de la culture ? Qui, durant les débats sur la HADOPI à l’Assemblée a posé le problème de la pérennité de la création actuelle ? Qui a osé croire que culture et DRM puissent cohabiter ?

Sommes-nous rendus au point où nous aurions oublié que la technologie permettra à nos successeurs d’accéder à tout le patrimoine que nous créons aujourd’hui ?

Imaginez leur expression si, à l’ouverture d’un fichier de musique, leur ordinateur leur indique qu’ils n’ont toujours pas le droit de lire le fichier. Je ne sais pas pour vous, mais ça me donne envie de rire. Jaune.

Alors qu’Internet ouvre des nouveaux horizons en terme de création et de rémunération, allons-nous rester sur des modèles qui ont été élaborés il y a un demi-siècle ?

À mes yeux il n’y a pas d’alternatives possibles : la culture devra être libre. Il suffit d’observer la manière dont nous la consommons pour se rendre compte que le partage est devenu presque « normal ». Pour autant les gens sont prêts à payer pour soutenir la création, ils n’ont jamais autant été aux concerts et au cinéma. La vente de copie est devenue un boulet, car elle ne prend pas en compte le fait que dupliquer un CD numériquement est d’une simplicité enfantine. Je suis encore étonné de voir qu’en 2010 les plateformes de téléchargement légales fonctionnent toujours sur ce business.

Il semble certain que la révolution du numérique se fera sans l’industrie du divertissement actuel, ce qui nous laisse trois issues :

  1. Les industriels évoluent et adaptent leurs modèles économiques.
  2. L’industrie actuelle s’effondre et entraine dans son sillon des milliers de chômeurs, le temps qu’une nouvelle se forme.
  3. La révolution numérique s’arrête ici et nous aurons manqué un des plus grands tournants de l’humanité.

Je ne veux pas la mort des maisons de disque. Je ne veux pas voir des milliers d’artistes finir à la rue du jour au lendemain. Pourtant, je ne m’oppose pas systématiquement au progrès dès qu’il menace mon business. Après la radio, les cassettes, aujourd’hui le P2P et demain…

Bref, ne soyez pas aussi frileux messieurs les majors. Si vous aimez réellement votre travail vous trouverez cœur à le rénover. À moins que vous ne soyez là que pour l’argent…

Le Manchot Enragé

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