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Ulule, le major du 21ème siècle ?


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Salux !

Vous connaissez sûrement Ulule, si ce n’est le cas ils expliquent très bien sur leur page d’accueil ce qu’ils font. En deux mots, c’est un site de financement communautaire (crowdfunding) pour divers projets.

J’écris ce billet parce que le groupe The Yokel vient de faire financer l’enregistrement de son album, et ce en quelques jours. J’ai été impressionné de voir la vitesse à laquelle les 1000€ ont été amassés, et surtout de voir qu’ils ont été donnés par 20 personnes, soit plus de 50€ par soutien !

Internet, lieu du tout gratuit ? Hum…

Ça la fout un peu mal pour tous les MMM et autres Riester qui militent pour un internet plus PUR soit disant que si on ne censure pas les gens voudraient du tout gratuit. J’ai fait la remarque sur Twitter, visiblement je ne suis pas le seul à penser que tout n’est pas aussi simple…

Nous aurait-on menti ?

Il y a de quoi se poser la question. D’un côté, j’entends sans cesse sur Pourquoi je Pirate ? des gens se plaindre que 20€ pour un CD c’est cher, de l’autre on a 1000€ de rassemblés en un temps record pour l’enregistrement du disque.

Cela confirme (si c’était nécessaire) mon idée que le disque n’est plus devenu un objet de convoitise en tant que tel. En gros, les gens aiment leurs artistes et sont prêts à payer pour soutenir la création (pas la peine de faire des pubs merdiques pour prêcher des convaincus). La preuve en est, ils ont sorti 20 biftons orange pour faire enregistrer un album.

Nouveaux modes de financements pour les artistes

On le voit ici, le direct2fan marche. De nombreux projets musicaux sont en cours de financement rien que sur Ulule. Personnellement, je comprends la hantise de Pascal Nègre ; un monde où les intermédiaires sont réduits au strict nécessaire, un monde où la publicité et la promotion se fait sur le P2P, le financement via Ulule et la rémunération par les concerts, oui je flipperais. La différence, c’est que je ne monterais pas une loi liberticide qui reconnaît elle-même son inutilité.

À bon entendeur…

Le Manchot Enragé

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Ce que serait une bonne plateforme de VOD partie 2


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Salux !

Suite de mon 1er billet sur le sujet.

Maintenant, rentrons un peu plus dans l’organisation des choses

Paiement & tarification

Comme dit dans le manifeste, le paiement doit être clair. J’opterais personnellement sur un système similaire aux forfaits mobiles (en plus simple). L’internaute possède un montant de crédit qu’il peut utiliser à sa guise pour regarder l’intégralité du catalogue :

  • Soit via des recharges ponctuelles pour les consommateurs irréguliers ou ceux qui veulent juste découvrir
  • Soit via un forfait mensuel qui renouvelle le crédit d’un certain montant
  • Soit via un forfait illimité, plafonné à 30€/mois
Anyway, pas de « péremption » du crédit ni de conneries du genre. 10€ c’est 10€ point barre.

Pour regarder un film/épisode, rien de plus simple : clic sur « Regarder », décompte du crédit, le site permet l’accès au titre de manière illimitée pendant X heures (24 ?).

Répartition des droits

La difficulté majeure réside dans le calcul de ce que rapporte un visionnage avec la multiplicité des forfaits. Imaginons les 3 cas de figures suivants (pour l’exemple j’établis les frais du site de manière arbitraire à 50cts) :

  • Paiement « à la recharge » : 10€ débités = 10€ de crédit, soit une rémunération de 1,50€ pour un film à 2€
  • Forfait simple : 5€ débités = 6€ de crédit (incitation commerciale), soit 1€ que l’on ne peut retirer des frais fixes puisque les prix ne sont pas fixes, eux. Déjà ici, le calcul devient difficile.
  • Forfait illimité : rémunération impossible à calculer sans mécanisme d’assiette.

Comme on le voit ici, il faut globaliser le calcul : faire la somme des crédits engagés dans le mois (facile à calculer), soustraire une base fixe sur le prix du visionnage qui soit les frais du site (l’exemple des 50cts), puis diviser par le nombre de visionnages pondérés par un coefficient du prix.

La formulation peut paraître brumeuse, prenons un exemple :

Sur le mois de mai, en additionnant les forfaits mensuels (simples et illimités) avec les crédits utilisés, on obtient l’assiette globale (AG). Soit V le nombre de visionnages totaux et F les frais fixes, le montant à répartir de l’assiette A = AG – V * F.

Soit un épisode de série E1, vendu 1€. Une fois les frais fixes ôtés, il reste une marge brute de 0,5€ = le coefficient C1. E1 a été visionné V1 fois dans le mois. On considère le « score » mensuel = C1 * V1.

L’assiette A sera répartie de manière proportionnelle entre tous les scores mensuels de chaque vidéo. Les vidéos les plus vues avec le plus fort coefficient seront les plus rémunératrices.

Rémunération des artistes

Sur ce point, la plateforme n’aura pas vraiment de prise, pour la simple que son cœur de métier est la diffusion, non la production ou la répartition de droits.

De plus, le pourcentage qui va aux artistes ne veut rien dire en soi. 100% de revient pour l’artiste ? Cool. C’est lui qui a tout financé en hypothéquant sa maison ? Moins cool…

Problématique du téléchargement, petit aparté sur les DRM

J’ai évoqué le HTML5 tout à l’heure, en tant que solution technique pour la diffusion. Cette technologie fonctionne sans DRM, ce qui est un atout indéniable, mais qui mène aussi à un frein de la part des producteurs : la facilité de récupérer le fichier entier et de le conserver, de le partager.

Ma position est très claire à ce sujet : c’est un risque à prendre. Les DRM sont comme une punition collective : une ou deux personnes copient et c’est l’ensemble des clients qui se mange ces saloperies de DRM. Les imposer fait perdre plus de clients que les pertes potentielles dues au partage sur le P2P.

Je pense qu’il faut prendre le problème à contre-pied et accepter le partage comme mal nécessaire (d’un point de vue commercial entendons-nous) pour exister et vivre sur la toile. Il y aura toujours des récalcitrants qui mettront tous les moyens du monde pour ne pas payer, et il y aura des gens qui iront sur les réseaux P2P parce qu’ils n’ont pas les moyens de payer.

Partant de ce constat, il vaut mieux convaincre le reste des internautes que l’offre payante en streaming est attrayante (retour aux conditions que j’avais énoncées plus tôt). S’ils sont satisfaits, pourquoi s’embêteraient-ils à télécharger les œuvres, ce qui est long et peu pratique comparé à ce que peut fournir un tel site ?

Et puis bon, la télévision, tout le monde peut enregistrer à volonté, ça n’a jamais choqué personne hein…

Mise en avant des Creative Commons

Les œuvres sous Creative Commons pourraient être intégrées au catalogue et -pour une fois- obtenir une visibilité et une rémunération. À l’instar de ce que fait In Libro Veritas, un bouton de téléchargement pourrait être placé à côté du bouton « Regarder », qui redirigerait directement vers le tracker torrent. Encore une fois, utiliser le P2P permet d’occuper cet espace et donc de l’influer au lieu de laisser aux « pirates » le soin de le faire, en plus d’économiser en BP et de donner une bonne image.

Pour la rémunération, il faudrait leur appliquer le même tarif que les œuvres « classiques », pour ne pas sous-entendre que CC = cheap & crapy (pas cher & merdique). Ce sont des œuvres à part entières, qui méritent la même attention et rémunération que leurs homologues conventionnelles.

À suivre : les limites

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Pourquoi je pirate ? Ce qu’il est, n’est pas, sera et ne sera pas

Salux !

Hier matin, j’ai lancé un site : pourquoijepirate.fr. Le but en soi est plutôt simple : chacun peut venir et dire pourquoi est-ce qu’il « pirate » (au sens Albanel du terme). Sur la page d’accueil, une confession apparaît au hasard. Objectif ? À vrai dire aucun, c’est une idée qui m’a traversé la tête mardi après-midi, je l’ai codé dans la soirée et acheté le nom de domaine.

À huit heure, le site est en ligne. À cause d’une erreur de manip, il est bloqué jusqu’à 10h. Deux tweets plus tard, le buzz est lancé : moi qui ne m’attendait pas à plus d’une trentaine de confessions dans la journée, j’en ai 100 en deux heures…

J’ai eu pas mal de remarques, propositions, et le site a gagné un parcours des confessions plus efficace + un classement par des votes. Autant dire que j’ai été complètement dépassé par les évènements… Il serait donc temps de poser un ou deux points. Appelez-ça une FAQ si vous voulez.

Je ne suis pas de la HADOPI, ni de la police

J’avoue, j’ai beaucoup ri en lisant certaines confessions me soupçonnant d’être à la solde de l’un des deux. Vérifiez les registres du Parti Pirate, vous aurez des surprises…

Je respecte l’anonymat

Vous aurez noté que je ne demande aucune identification. Toutefois je conserve l’adresse IP pour éviter le flood ou les attaques. J’ai bouté un ou deux Kevin hier soir comme ça, plus des tentatives de XSS 😉

Les deux seules personnes ayant accès à ces IP sont moi et ma patronne, qui m’a gracieusement offert un peu de place sur notre serveur.

Ce site n’est pas un lieu de débat

Donc inutile de répondre aux autres confessions postées. Il y a des forums pour ça. Merci.

Ce site n’est pas une incitation à télécharger

Oui je suis membre du Parti Pirate. Oui je soutiens la Quadrature du Net. Oui je veux l’arrêt de la HADOPI. Mais le but de ce site n’est pas de pousser au téléchargement illégal, juste de traiter le sujet avec humour, tout en donnant un coup de pied dans la fourmilière. Il y a du grand n’importe quoi de fait du côté des majors, j’essaye juste de le pointer du doigt.

Quels sont les risques vis-à-vis de la loi ?

Bonne question, je ne suis pas juriste. Encore une fois, ce site est fait just for fun, je ne veux pas de problème avec la loi. S’il y en a, je le retirerai (non sans regret).

Hors de question de refiler les adresses IP en vue d’identifier. Je préfère supprimer les commentaires voire carrément retirer le site s’il le faut. Je ne donnerai les historiques d’IP que si l’on m’adresse une perquisition, et croyez moi, je perds mon job si l’on en arrive là. L’idée ne m’enchante pas trop.

Pourquoi piratage ? Pourquoi pas partage ?

C’est un pied ne nez : on nous traite de pirate, alors que nous sommes juste pragmatiques.

Qu’est ce qui est modéré ?

Tant que vous restez poli(e), je ne vois pas de raison… Parlez français pas Kevin, et restez correct svp. Les blagues sont autorisées (et même conseillées) tant que ça reste dans le sujet.

Sur les débordements

Je réfute toute responsabilité quand aux témoignages qui sont faits sur ce site. Si certains peuvent être jugés offensants, n’hésitez pas à les signaler, je suis très réactif et suis prêt à supprimer tout commentaire irrespectueux.

Est-ce que tu gagnes de l’argent avec ce site ? Combien ?

Oui, grâce à Flattr. Aucune idée de la somme, si je pouvais rembourser le DNS (6€) ça serait cool.

Quelle est la suite ?

J’ai pas d’idée précise en tête. Proposez, si ça me tente on verra bien.

À terme par contre j’aimerais bien analyser tout ce qui est mis pour extraire les mouvances principales et mieux comprendre la situation. Quoi qu’on en pense, la situation actuelle n’est tenable ni pour les artistes ni pour les internautes. Si le Parti Pirate est intéressé, je suis prêt à leur fournir une copie de la base de données pour extraction/traitement (adresses IP retirées bien entendu).

Mon opinion sur le téléchargement illégal est qu’en analysant et résolvant les causes, la consommation de biens culturels (que ça soit par forfait, licence globale, achat à l’unité peu importe) repartira d’elle-même. J’ai foi dans la loi de l’offre et de la demande. Pour l’instant, l’offre est totalement irréaliste vis à vis de la demande. Sinon, le « piratage » ne serait pas un problème, n’est ce pas ?

Le Manchot Enragé

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De la nécessité d’une Culture Libre

Salux !

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la Culture Libre n’est pas de mise dans notre société. C’est bien dommage, nous sommes en 2010 tout de même. Internet est pratiquement dans tous les foyers français, ainsi tout le monde a accès à une quantité inimaginable de culture, légalement comme illégalement.

Internet est apparu comme un cheveu sur la soupe à notre façon de consommer la culture. Il remet en cause le fondement des maisons de disque : la vente de copies. Maisons de disques qui, souffrant d’hypocondrie, n’hésitent pas à partir en guerre contre leurs propres clients afin de maintenir leurs rentes. Mais la culture ? Qui a posé la question de la culture ? Qui, durant les débats sur la HADOPI à l’Assemblée a posé le problème de la pérennité de la création actuelle ? Qui a osé croire que culture et DRM puissent cohabiter ?

Sommes-nous rendus au point où nous aurions oublié que la technologie permettra à nos successeurs d’accéder à tout le patrimoine que nous créons aujourd’hui ?

Imaginez leur expression si, à l’ouverture d’un fichier de musique, leur ordinateur leur indique qu’ils n’ont toujours pas le droit de lire le fichier. Je ne sais pas pour vous, mais ça me donne envie de rire. Jaune.

Alors qu’Internet ouvre des nouveaux horizons en terme de création et de rémunération, allons-nous rester sur des modèles qui ont été élaborés il y a un demi-siècle ?

À mes yeux il n’y a pas d’alternatives possibles : la culture devra être libre. Il suffit d’observer la manière dont nous la consommons pour se rendre compte que le partage est devenu presque « normal ». Pour autant les gens sont prêts à payer pour soutenir la création, ils n’ont jamais autant été aux concerts et au cinéma. La vente de copie est devenue un boulet, car elle ne prend pas en compte le fait que dupliquer un CD numériquement est d’une simplicité enfantine. Je suis encore étonné de voir qu’en 2010 les plateformes de téléchargement légales fonctionnent toujours sur ce business.

Il semble certain que la révolution du numérique se fera sans l’industrie du divertissement actuel, ce qui nous laisse trois issues :

  1. Les industriels évoluent et adaptent leurs modèles économiques.
  2. L’industrie actuelle s’effondre et entraine dans son sillon des milliers de chômeurs, le temps qu’une nouvelle se forme.
  3. La révolution numérique s’arrête ici et nous aurons manqué un des plus grands tournants de l’humanité.

Je ne veux pas la mort des maisons de disque. Je ne veux pas voir des milliers d’artistes finir à la rue du jour au lendemain. Pourtant, je ne m’oppose pas systématiquement au progrès dès qu’il menace mon business. Après la radio, les cassettes, aujourd’hui le P2P et demain…

Bref, ne soyez pas aussi frileux messieurs les majors. Si vous aimez réellement votre travail vous trouverez cœur à le rénover. À moins que vous ne soyez là que pour l’argent…

Le Manchot Enragé

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Beezik.com – musique gratuite et légale ? Faut pas rêver !


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Salux !

J’ai eu vent de la plate-forme Beezik.com, un site de téléchargement gratuit et légal dit-on. La bonne aubaine ! Plus besoin de P2P, MegaUpload et autres, allons-y soyons fous !

Mais alors, comment ça fonctionne ?

Rendez-vous sur le site http://www.beezik.com/ et cherchez un morceau qui vous plaît (au passage attention les yeux, il y a des pubs flash à outrance). Une fois inscrit, vous pouvez le télécharger. Enfin vous pouvez au moins cliquer sur le bouton Télécharger, car il m’a fallu une dizaine de clics compulsifs pour que le site daigne prendre en compte ma demande (au passage exit Opera, le site n’a daigné répondre qu’avec Firefox). Vient l’instant fatidique où vous devez choisir une publicité. Kesako ? Bah l’équation est pourtant simple : internet + gratuit = publicité ! Les auteurs et les détenteurs du site sont rémunérés par une publicité que vous devez regarder. Pas question de faire autre chose ! Dès que la fenêtre perd le focus, il faut tout recommencer. Je choisis donc la pub pour Vittel d’une manière totalement arbitraire. Une jolie pub bien absurde qui a eu le mérite de me décrocher un sourire. Au bout de la pub, j’ai 6 secondes pour cliquer sur l’image pour que le téléchargement soit validé (ceux qui sont allés faire pipi tant pis pour eux). Et là…

AAAAHHHHHH !!!!!!!!! Du WMA !

Bah ouais, faut pas demander le beurre, l’argent du beurre et la crémière ! J’ai donc le droit à un pauv’ fichier WMA cadencé à 192kbits/s. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un format de compression audio avec pertes, qui anéantit toute qualité sonore. Comme le MP3, mais en pire. Enfin, pour ceux qui sont déjà sourds à cause de leur baladeur toujours à fond… ça ne change pas grand chose me direz-vous.

Bref, je récupère le fichier et le lance avec vlc. Et là, rien.

DRM inside

Mais oui ! Ces fameux DRMs ! Vous savez, ces petits verrous numériques (Digital Right Management) qui permettent aux détenteurs des droits de jouer à Dieu. Les mêmes qui ont engendré ça. Donc vlc ne veut rien savoir. Super. Je viens de refiler de l’argent à Vittel. Je comprends mieux l’indication « Windows Media Player 11 est conseillé ». Utilisateurs de MacOS et Linux, vous pouvez toujours pleurer !

Moralité

Bah j’ai plus qu’à télécharger l’album sur mon site de torrent préféré. L’artiste a reçu une rémunération (12ct/piste selon Wikipédia) et je peux écouter la musique sur mon Linux (en FLAC qui plus est) ; tout le monde est content ! Seul problème : je risque les foudres d’HADOPI pour ce « Défaut de protection ». C’est donc ça la HADOPI : mettons les vilains pirates-pédophiles-nazis en prison.

Beezik.com, bravo pour l’idée, je vous souhaite bon courage, mais franchement, c’est dommage. Le téléchargement illégal ne pourra être contré que si l’on trouve des systèmes de diffusion (au moins) aussi rapides et pratiques. Le système du gagnant-gagnant que vous proposez est vraiment génial, mais lâchez-donc ces DRMs ! Mettez du MP3 avec un échantillonnage correct ! Par pitié, au moins pour ne pas pondre une génération d’attardés de l’écoute incapables de distinguer le son d’une basse dans un morceau…

Le Manchot Enragé, qui voudrait bien qu’on l’entende lorsqu’il joue de la basse.

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Remerciement gradué

Salux !

Prenant à contre pied la loi HADOPI si chère aux majors artistes, Jamendo lance la procédure de remerciement gradué.

Rappel : jamendo.com est une plateforme sur laquelle des artistes mettent leur musique en libre diffusion (licence creative commons pour la majorité).

Ainsi donc, si vous êtes surpris à télécharger légalement sur Jamendo :

  • si c’est votre premier acte de téléchargement légal, il  vous sera envoyé un email vous incitant à continer et à partager la musique avec vos amis.
  • si vous récidivez, attendez vous à recevoir un courrier chez vous, accompagné du « Kit du complice » composé d’autocollants et autres.
  • mais si par malheur vous pervertissez un lieu public ou un évènement en les incitant à utiliser l’offre Jamendo Pro, gare à vous ! Anéfé, pour cet acte des plus odieux, un mois de votre forfait ADSL vous sera remboursé !

Voilà une bonne publicité pour Jamendo, qui compte dans ses rangs des artistes des plus talentueux qui ne demandent qu’à être écoutés, et pensent musique plutôt qu’argent.

Jamendo propose un modèle économique basé sur le libre échange et le don, qui ne permet peut-être pas de vivre de son travail, mais après tout, faut-il rappeler que seuls 3% des artistes enregistrés à la SACEM touchent un revenu supérieur ou égal au SMIC ?

À bon entendeur…

Liens :

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