Archives de Catégorie: Projets

Lancement d’Ipéfix imminent !


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Salux !

Désolé pour ce silence radio récent, même si nous avons eu des périodes de creux le projet a tout de même bien avancé 🙂

À l’heure actuelle, nous avons pu réunir des tables et des chaises, nous partons sur une capacité d’accueil de 8 à 10 personnes (grand maximum).

Nous disposons dors et déjà d’une cafetière, de (beaucoup de) câble réseau, d’une rampe pour fixer des prises, d’outils de base (pince, tournevis, clés), d’une imprimante, d’un modem/routeur/mini-NAS, et j’en oublie certainement.

Il nous reste encore du matériel à rassembler/acquérir. Jusqu’ici ce fût de la récupération, et je tiens à remercier personnellement tous ceux qui sont venus nous aider.

Nous vous invitons donc à venir au hackerspace pour voir ce que nous avons déjà rassemblé/fait. Nous avons quelques pinces à sertir et des câbles à fabriquer, ainsi qu’une ou deux bricoles, qui pourraient être faites autour d’une pizza. Cela sera pour nous l’occasion de démarrer officiellement l’association et de rassembler les fonds restants pour que l’on soit réellement opérationnels.

Le wiki a été transféré sur http://wiki.ipefix.fr/ (la ML sera transférée dès que j’aurais réussi à comprendre l’install de mailman).

Vous y trouverez notamment la liste du matériel déjà fourni et à fournir. Si jamais vous en possédez déjà, n’hésitez pas à vous signaler ! http://wiki.ipefix.fr/index.php/Mat%C3%A9riel

Pour la rencontre, je propose donc à chacun de donner ses disponibilités ici : http://www.doodle.com/g6ctkbnswiaaxh54 S’il y a du monde, nous essaierons de faire des groupes de 8/9 sur plusieurs dates pour ne pas se retrouver en (léger) surnombre 😉

PS : je termine sur une note intéressante : j’ai fait de la pub pour le hackerspace au dernier Twapero angevin, il y a beaucoup de curieux qui voudraient découvrir 🙂

Le Manchot Enragé

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Réflexion : concept de système de vote en P2P


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Salux !

En tant que gros geek velu pirate, je me suis amusé (chacun occupe ses vacances comme il peut) à élaborer un système de vote électronique, qui soit transparent et respecte l’anonymat, tout en empêchant la fraude. Un vaste programme donc, je poste ici le résultat de ma réflexion, afin d’avoir des avis extérieurs pour l’améliorer si nécessaire.

À qui se destine ce logiciel ?

Je l’ai dit et je le redis ici, j’ai toujours exprimé de grandes réserves sur le vote électronique. Même si je pense avoir résolu les problèmes d’opacité et d’anonymat, le bulletin papier restera toujours le moyen le plus universel.

Pour un usage associatif, surtout dans un cadre comme celui du Parti Pirate où les membres sont tous plus ou moins sensibilisés aux problématiques techniques, le système que je propose ici peut être une solution. Dans le cadre d’un vote plus large, où toute une population est amenée à s’exprimer, le papier reste accessible à n’importe qui puisqu’en tant qu’objet matériel il est facile à observer et contrôler si fraude il y a eu. Nul besoin de connaissances informatiques pour cela.

La solution que je propose est donc certes imparfaite, mais elle vient combler un vide et je pense qu’elle peut trouver rapidement des applications.

Objectifs

Afin d’en omettre aucune et de les expliciter dès le départ, voici les contraintes à respecter :

  1. Le système doit être ouvert & documenté
  2. Un annuaire contrôle l’accès au scrutin
  3. Les bulletins doivent être anonymes
  4. Chaque votant doit pouvoir accéder à son bulletin et le vérifier
  5. Chaque votant ne peut déposer qu’un seul bulletin pour une question
  6. L’annuaire ne doit pas avoir les informations nécessaires pour lier un bulletin au votant
  7. Un votant doit être capable de contester son vote si falsifié

Système distribué

Premier point et le plus important : il faut éclater la structure technique en un système décentralisé pour assurer la 6ème contrainte : l’annuaire sera l’un des seuls points centraux et il ne doit pas voir circuler les informations de vote ; auquel cas s’il est compromis tous les bulletins deviendraient publics.

Le processus de vote est relativement complexe et met en œuvre de nombreux intervenants ; chacun possède un rôle très précis et encadré pour limiter les possibilités de frauder ou de révéler un bulletin.

La solution technique prendrait la forme d’un logiciel que chacun télécharge et installe sur son poste. Comme le protocole est tout à fait documenté, un votant aurait la possibilité d’écrire son propre logiciel s’il le souhaite.

Lexique

Annuaire : contient un listing des personnes invitées à s’exprimer
Assesseur : pair désigné pour contrôler que le votant ne s’exprime qu’une fois
Bulletin public : empreinte (algorithme à déterminer, type MD5 ou SHA) du timestamp du vote, du numéro de la question, de l’identifiant du votant (pseudo ou email) et du grain de sel.
Bulletin privé : conservé par le votant, il contient toutes les informations du bulletin public en clair + la signature du témoin.
Droit de participation : code généré et signé par l’annuaire dont la seule utilité est de prouver aux autres pairs qu’un votant a le droit de siéger.
Donneur de sel : pair qui génère le grain
Grain de sel : condensat généré aléatoirement par un pair pour anonymiser son vote.
Pair : autre votant
Proxy de vote : Le votant A transmet des informations au pair B par l’intérmédiaire d’un pair C. Les informations sont chiffrées donc opaques du point de vue de C puisque la clé a été générée par D. Voir « Élaboration du proxy de vote ».
Témoin : pair désigné aléatoirement pour signer un bulletin de vote et attester que ce bulletin a été émis

Processus général

Certains points du processus contiennent des enchaînements expliqués plus loin pour alléger la lecture.

  1. Le votant s’identifie auprès de l’annuaire et reçoit son droit de participation
  2. Le votant demande un grain de sel à un pair aléatoire (et le reçoit)
  3. Le votant établit un proxy de vote avec un pair aléatoire, qui devient témoin
  4. Le votant lui transmet son bulletin public + le grain de sel
  5. Le témoin lui retourne le bulletin signé
  6. Le votant stocke cette signature et est prêt pour déposer dans l’urne

Collecte des bulletins

  1. Le témoin contacte l’urne et transmet le grain de sel
  2. L’urne valide le grain de sel
  3. Le témoin dépose le bulletin public dans l’urne

Dernière étape : les témoins signent le résultat

  1. L’urne notifie l’assemblée de la fin de la collecte
  2. Chaque témoin retourne les signatures des bulletins qu’il a déposé pour attester de leur véracité
Chaque pair a alors la possibilité de contrôler les signatures des bulletins pour contrôler que l’urne n’est pas compromise.
Il peut aussi contrôler son propre bulletin dans le cas où son témoin serait compromis.

Processus complémentaires

Proxy de vote

V = Votant, T = Témoin, P = Proxy, G = Générateur

  1. V contacte P et lui demande l’ouverture d’un proxy en désignant T.
  2. P se place en attente de la validation de T.
  3. V contacte G et lui demande de générer une clé.
  4. G transmet la clé à V.
  5. G notifie T qu’il est solicité par P et lui transmet la clé.
  6. T contacte P pour indiquer qu’il est prêt à dialoguer
Le proxy se ferme dès que le votant a validé la signature du bulletin public par le témoin.

V et T peuvent communiquer sans que T sache que V est son interlocuteur. De plus, G & P qui sont les intermédiaires ne connaissent chacun que la clé ou le message chiffré mais ne sont pas capable de connaître ce qui est dit.

Génération du grain de sel

  1. Le votant contacte le donneur pour obtenir un grain
  2. Le donneur en génère un
  3. Le grain est donné au votant puis transmis à l’urne

L’urne sait que le donneur a généré le grain mais ne peut savoir à qui est-il destiné.

Validation du grain de sel

  1. Le témoin transmet le bulletin et le grain de sel à l’urne
  2. L’urne contacte le donneur
  3. Le donneur va contrôler auprès de chaque assesseur du votant s’il n’a pas voté
  4. Le donneur enregistre que le grain a été utilisé
  5. Le donneur confirme l’utilisation du grain à l’urne
  6. L’urne accepte le bulletin

Identification

  1. Le votant s’identifie auprès de l’annuaire
  2. L’annuaire lui transmet son droit de participation ainsi que la liste des pairs
  3. Le votant détermine aléatoirement deux assesseurs
  4. L’annuaire détermine aléatoirement le 3e assesseur

Si le votant ou l’annuaire est compromis on limite la casse.

Bref.

Voici le concept, j’avoue que je suis assez excité à l’idée que ça puisse marcher. J’attends vos retours qui me permettront d’améliorer ce dispositif, car il y a encore de nombreuses choses à voir !

Notamment l’implémentation, dont j’espère pouvoir fournir un prototype rapidement.

Le Manchot Enragé

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Ipéfix est né !

Salux !

Ce fut tranché lundi dernier à minuit, le hackerspace angevin se nomme donc Ipéfix, en référence aux irréductibles gaulois, qui seraient descendus à Angers profiter de l’ADSL.

Et maintenant ?

Nous continuerons de nous retrouver toutes les semaines pour préparer le démarrage, prévu pour début octobre. Nous n’aurons -sauf miracle- ni local attitré ni matériel propre pour commencer.

Nous commencerons donc par des ateliers faisables avec peu de moyens : découverte, développement, un peu de hacking. Il n’y aura ni conférence ni assemblage électronique, à mon grand regret. Néanmoins, pour ce qui est des conférences nous pouvons les écrire, pour ce qui est des montages les projeter. Ces premiers ateliers nous permettront de gagner en crédibilité auprès des professionnels et des institutions, qui auront moins de scrupules à nous financer si nous sommes capables de leur montrer notre utilité.

TODO-list

Pour début septembre, il serait intéressant d’avoir

  • Logo/mascotte du hackerspace, avec des maquettes de flyer ou d’affiches pour faire connaître notre initiative
  • Site web, sur lequel nous avons (timidement) commencé, qu’il faudra construire, alimenter et personnaliser
  • Préparer les premiers ateliers, et même des pré-ateliers, pour le développement du site

Réunion du 20

Demain sera la première réunion préparative. Les deux précédentes nous ont permis de discuter et de découvrir l’initiative, mais peu d’idées concrètes ont émergé.

Il faudra être deux pour animer cette réunion : un pour accueillir ceux qui découvrent, leur expliquer le projet, et l’autre pour, à l’aide des connaisseurs, réfléchir sur des idées d’ateliers, et si possible donner une idée pour le(s) premier(s).

Le Manchot Enragé

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Ma vision du hackerspace


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Salux !

Une des discussions de fond menées actuellement au hackerspace concerne son identité, quelle différence y aura-t-il entre celui d’Angers et ceux que l’on trouve à Paris ou à Lyon.

Miser sur l’apport des NTIC dans notre vie de citoyen

Ça peut paraître pompeux, mais ça me semble bien résumer mon approche. À l’intérieur de ça, on peut mettre :

  • L’enseignement des technologies de chiffrement, pour permettre aux gens d’avoir des conversations privées même en étant sur un Wifi ouvert, de signer des documents/mails, de protéger des données sensibles…
  • L’accès aux données publiques brutes, non traitées, pour que chacun puisse construire son analyse et tirer ses conclusions. L’Open-Data est une mini-révolution dans notre relation aux institutions.
  • Apprendre à gérer son identité en ligne, voire même la dissimuler si nécessaire. Cela va de l’éducation aux bons usages sur les réseaux sociaux au pseudonymat le plus total.
  • Comprendre les réseaux, leur typologie, les moyens de transmissions, l’architecture d’internet, qu’est-ce que le web, l’adressage IP… Les réseaux sont tout autour de nous aujourd’hui, on ne peut plus se contenter de les utiliser en tant que consommateurs.
  • Sensibiliser à l’univers du Libre, que ça soit Wikipédia, OpenOffice ou Arduino, montrer que les nouvelles technologies ont changé la donne vis à vis du droit d’auteur et que le libre propose une nouvelle approche basée sur le partage et la collaboration.

Connaître & expérimenter la sécurité

Partie « hacking » au sens populaire du terme. Ici, on entre de force et ensuite on apprend à se protéger.
  • La sécurité du point de vue privé, où l’on va étudier les techniques courantes de sécurisation de son réseau, son ordinateur, ses données personnelles, etc.
  • La sécurité des entreprises et des institutions, avec l’étude des failles que l’on retrouve souvent, des ateliers plus orientés développement et monde professionnel.
  • Quelque part entre les deux : le Cloud, sur lequel nous pourrons échanger et débattre longuement. Où sont les données ? Quelles sont mes libertés ? Mes garanties ? Les risques ? Et puis d’abord, le cloud, c’est quoi ?

Idées de projets à discuter

  • Construire un cloud associatif, un espace dans les nuage protégé et où les données ne seraient pas un objet de marchandise.
  • Universaliser l’accès à Internet sur Angers, en incitant et aidant des FAI locaux à se créer.
Voilà, c’est une liste non exhaustive, encore une fois elle n’engage que moi, mais j’ai essayé de dégager un fil conducteur, ce que certains appelleraient « d’utilité publique », auquel je préfère le terme « d’utilité citoyenne » (mais je chipote, je chipote).
N’oubliez pas, on a besoin de vous, le hackerspace reste un endroit ouvert et libre, vos avis comptent beaucoup pour nous. Inscrivez-vous sur la mailling-list et faîtes un p’tit coucou !
Le Manchot Enragé
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Angers, ville de geeks ?

Salux !

Pour ceux qui ne seraient pas encore au courant, nous montons un HackerSpace sur Angers.

Qu’est ce qu’un HackerSpace ?

Avant tout un lieu d’échange et d’expérimentation. Un laboratoire de recherche quoi, mais avec du LOL.

Ici, on y pratique pelle-mêle développement, hacking, électronique et autres bidouilles, le tout dans un esprit de découverte. Typiquement, écrire un logiciel pour faire des attaques DOS afin d’en comprendre le principe, puis ensuite comment s’en prémunir.

Mais z’êtes des hackers !

Il faudrait remettre les choses dans leurs contexte : le terme hacker (et plus généralement la pratique du hacking) désigne historiquement un universitaire qui détourne un objet de son utilisation première pour l’utiliser dans un autre contexte.

Dans la fin des années 80 et surtout les années 90 les médias de masse (suivez mon regard) ont dépeint les hackers comme des vilains pirates qui pillent les données et font des virus.

En réalité, la sécurité est une part du hacking, mais pas sa raison d’être. De même, nous ne cherchons pas à entrer dans les banques ni ne participeront à une campagne DDOS Anonymous ou LulzSec.

Où en est-ce ?

On a pas fait grand chose malheureusement, on s’organise petit à petit mais il y a du chemin.

Premièrement, nous cherchons un local. Ensuite, des sous pour payer le matos. Surtout, des petites mains pour nous aider à préparer les ateliers, établir la charte, préparer le site, les affiches, communiquer…

Bref, du LOL en perspective, mais pas pour tout de suite ! Restez en contact, allez sur http://hsa.wmginfo.com/wiki/index.php/Accueil

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DbMaster 0.9 – ce qui vous attend


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Salux !

La sortie de la version 0.8 est un peu sortie inaperçue, et a surtout avec quelques déboires de packaging (JE CHERCHE UN MAINTENEUR !) il est vrai. Cela n’empêche le projet le continuer son chemin et de vous présenter quelques points validés, pour certains déjà en cours de travaux.

Refactoring gestion des connexions

Et oui, encore du refactoring… Et sur une partie que je pensais figée qui plus est. J’ai pu discuter un peu sur la ML Qt pour me rendre compte que ma gestion des connexions est juste désastreuse. Je vais essayer de remédier à tout ça. En deux mots, une connexion doit avoir une durée de vie la plus courte possible et être libérée immédiatement (ce que font les autres outils du genre BTW).

Regrouper les onglets de l’éditeur de requêtes en un seul

A l’usage, je me suis rendu compte qu’une fonctionnalité d’AnySQL Maestro faisait cruellement défaut : chaque requête étant ouverte dans un onglet séparé, cela devient très vite inutilisable. Les gars d’AnySQL ont eu la bonne idée de ne faire qu’un seul onglet « Requêtes » et d’y regrouper toutes les requêtes. Idée que je vais reprendre.

Trier et ordonner les connexions

Lorsque l’on a un certain nombre de connexions (disons >5) il devient intéressant de pouvoir les ranger de manière thématique. Bref, au moins pouvoir faire un bête glisser-déposer pour ordonner tout ça.

Filtre dans les tables

Lorsque l’on affiche une table et que l’on veut restreindre à une seule partie du résultat (typiquement tous les manteaux rouges) on est obligés de passer par l’éditeur de requêtes.

A terme, directement dans l’outil table, on pourra filtrer le résultat facilement.

Support des index

Dans la catégorie fonctionnalité SQL les adaptateurs fourniront la liste des index en-dessous des colonnes.

Cette liste est évidemment incomplète puisqu’elle ne présente que les morceaux « importants ». Pour la totale, rendez-vous ici.

Le Manchot Enragé

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Ce que serait une bonne plateforme de VOD partie 3


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Salux !

Suite de mes deux précédents billets sur le sujet.

Seulement, si tout était aussi rose, ça se saurait. Voyons ce qui cloche.

Réticence des ayants-droits

Ce qui caractérise les ayants-droits, tout du moins ce que l’on perçoit d’eux, c’est leur réticence à s’adapter aux nouvelles technologies, notamment leur obsession de vouloir contrôler ce que peut ou ne peut pas faire l’utilisateur. Basée sur l’esprit de Don’t Make Me Steal, il est évident que la tolérance vis-à-vis des DRM doit être nulle, ne serait-ce que pour se démarquer et exister auprès des internautes.

Il faut donc s’attendre à un catalogue pauvre et essentiellement constitué d’indépendants. Attention, je ne dis pas que je n’aime pas les indé, juste que j’aimerais qu’il n’y ait pas qu’eux… Pour la majorité des internautes, ne pas avoir de films/séries connus sera un réel frein.

Les points du Manifeste qui ne pourront être respectés

Le Manifeste n’a pas été rédigé à l’attention des diffuseurs mais du marché dans sa globalité. Un point en particulier ne peut être appliqué.

  • Je peux télécharger presque n’importe quel film jamais réalisé. Strictement impossible du point de vue d’un diffuseur seul.

Il y a aussi des points vagues dont on cerne l’objectif mais qui seraient difficilement réalisable :

  • Je paie pour le contenu, pas pour la bande passante. C’est vrai, mais la différence de coût pour le stockage & la diffusion d’une vidéo varie énormément entre le format iPhone et full HD. Si la différence est palpable financièrement (>5cts), il faudrait envisager un « supplément » HD, pour ne pas faire payer aux usagers d’iDevices un service dont une minorité profitent. Peu de gens ont un écran full HD avec Internet en fibre optique.
  • Après l’achat d’un film, toutes les langues restent disponibles. Sauf réclamation ou autre problème de droit. Le diffuseur ne dispose pas des droits, même s’il est tout à fait possible de définir un cadre sur ce qui peut être retiré ou pas, et dans quelles conditions.
  • Le contenu que j’achète est disponible immédiatement. Les pré-commandes c’est bien aussi 😉 Sinon on est d’accord, s’il y a marqué « disponible », c’est instantané.

Conclusion

Bref, à faire comme dirait l’autre. Avec les avancées technologiques récentes (je pense notamment au cloud), il y aurait moyen de tenter le coup sans trop risquer financièrement, même si j’ai peur que le succès risque de ne pas être au rendez-vous…
Le Manchot Enragé
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Ce que serait une bonne plateforme de VOD partie 2


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Salux !

Suite de mon 1er billet sur le sujet.

Maintenant, rentrons un peu plus dans l’organisation des choses

Paiement & tarification

Comme dit dans le manifeste, le paiement doit être clair. J’opterais personnellement sur un système similaire aux forfaits mobiles (en plus simple). L’internaute possède un montant de crédit qu’il peut utiliser à sa guise pour regarder l’intégralité du catalogue :

  • Soit via des recharges ponctuelles pour les consommateurs irréguliers ou ceux qui veulent juste découvrir
  • Soit via un forfait mensuel qui renouvelle le crédit d’un certain montant
  • Soit via un forfait illimité, plafonné à 30€/mois
Anyway, pas de « péremption » du crédit ni de conneries du genre. 10€ c’est 10€ point barre.

Pour regarder un film/épisode, rien de plus simple : clic sur « Regarder », décompte du crédit, le site permet l’accès au titre de manière illimitée pendant X heures (24 ?).

Répartition des droits

La difficulté majeure réside dans le calcul de ce que rapporte un visionnage avec la multiplicité des forfaits. Imaginons les 3 cas de figures suivants (pour l’exemple j’établis les frais du site de manière arbitraire à 50cts) :

  • Paiement « à la recharge » : 10€ débités = 10€ de crédit, soit une rémunération de 1,50€ pour un film à 2€
  • Forfait simple : 5€ débités = 6€ de crédit (incitation commerciale), soit 1€ que l’on ne peut retirer des frais fixes puisque les prix ne sont pas fixes, eux. Déjà ici, le calcul devient difficile.
  • Forfait illimité : rémunération impossible à calculer sans mécanisme d’assiette.

Comme on le voit ici, il faut globaliser le calcul : faire la somme des crédits engagés dans le mois (facile à calculer), soustraire une base fixe sur le prix du visionnage qui soit les frais du site (l’exemple des 50cts), puis diviser par le nombre de visionnages pondérés par un coefficient du prix.

La formulation peut paraître brumeuse, prenons un exemple :

Sur le mois de mai, en additionnant les forfaits mensuels (simples et illimités) avec les crédits utilisés, on obtient l’assiette globale (AG). Soit V le nombre de visionnages totaux et F les frais fixes, le montant à répartir de l’assiette A = AG – V * F.

Soit un épisode de série E1, vendu 1€. Une fois les frais fixes ôtés, il reste une marge brute de 0,5€ = le coefficient C1. E1 a été visionné V1 fois dans le mois. On considère le « score » mensuel = C1 * V1.

L’assiette A sera répartie de manière proportionnelle entre tous les scores mensuels de chaque vidéo. Les vidéos les plus vues avec le plus fort coefficient seront les plus rémunératrices.

Rémunération des artistes

Sur ce point, la plateforme n’aura pas vraiment de prise, pour la simple que son cœur de métier est la diffusion, non la production ou la répartition de droits.

De plus, le pourcentage qui va aux artistes ne veut rien dire en soi. 100% de revient pour l’artiste ? Cool. C’est lui qui a tout financé en hypothéquant sa maison ? Moins cool…

Problématique du téléchargement, petit aparté sur les DRM

J’ai évoqué le HTML5 tout à l’heure, en tant que solution technique pour la diffusion. Cette technologie fonctionne sans DRM, ce qui est un atout indéniable, mais qui mène aussi à un frein de la part des producteurs : la facilité de récupérer le fichier entier et de le conserver, de le partager.

Ma position est très claire à ce sujet : c’est un risque à prendre. Les DRM sont comme une punition collective : une ou deux personnes copient et c’est l’ensemble des clients qui se mange ces saloperies de DRM. Les imposer fait perdre plus de clients que les pertes potentielles dues au partage sur le P2P.

Je pense qu’il faut prendre le problème à contre-pied et accepter le partage comme mal nécessaire (d’un point de vue commercial entendons-nous) pour exister et vivre sur la toile. Il y aura toujours des récalcitrants qui mettront tous les moyens du monde pour ne pas payer, et il y aura des gens qui iront sur les réseaux P2P parce qu’ils n’ont pas les moyens de payer.

Partant de ce constat, il vaut mieux convaincre le reste des internautes que l’offre payante en streaming est attrayante (retour aux conditions que j’avais énoncées plus tôt). S’ils sont satisfaits, pourquoi s’embêteraient-ils à télécharger les œuvres, ce qui est long et peu pratique comparé à ce que peut fournir un tel site ?

Et puis bon, la télévision, tout le monde peut enregistrer à volonté, ça n’a jamais choqué personne hein…

Mise en avant des Creative Commons

Les œuvres sous Creative Commons pourraient être intégrées au catalogue et -pour une fois- obtenir une visibilité et une rémunération. À l’instar de ce que fait In Libro Veritas, un bouton de téléchargement pourrait être placé à côté du bouton « Regarder », qui redirigerait directement vers le tracker torrent. Encore une fois, utiliser le P2P permet d’occuper cet espace et donc de l’influer au lieu de laisser aux « pirates » le soin de le faire, en plus d’économiser en BP et de donner une bonne image.

Pour la rémunération, il faudrait leur appliquer le même tarif que les œuvres « classiques », pour ne pas sous-entendre que CC = cheap & crapy (pas cher & merdique). Ce sont des œuvres à part entières, qui méritent la même attention et rémunération que leurs homologues conventionnelles.

À suivre : les limites

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Changement de licence pour DbMaster


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Salux !

Gros sujet de réflexion actuel, sur lequel je n’ai malheureusement que peu de temps à consacrer, la licence de DbMaster. Je l’avais mise « par défaut » en GPLv3, mais je regrette aujourd’hui ce choix, trop restrictif.

Poursuite & financement du projet

Le projet a tapé dans l’œil de ma boss, qui voudrait bien commercialiser un produit dérivé avec des options supplémentaires. C’est -en partie- dans cette optique que le système de plugin a été développé.

Or, la licence GPL interdit les travaux dérivés/le link avec du code propriétaire, ce qui rend de facto cette version payante impossible, à moins de demander aux contributeurs de céder leur propriété sur les patchs, ce qui me gêne sur le principe.

Le choix de la licence Apache

J’ai un immense respect pour la Fondation Apache ainsi que son travail effectué. Leur licence est simple et clair et permettra les travaux dérivés tout en conservant la parenté du travail de chacun.

Les dérives sont possibles, certes, que des stagiaires ou des DSI peu scrupuleux reprennent le code et pavanent devant leur boss en toute légalité. Pour être honnête, ça ne m’empêchera pas de dormir.

Je préfère me dire qu’en simplifiant les termes de la licence, des entreprises seront plus enclines pour participer (humainement, financièrement…) afin d’améliorer l’outil en vue de l’utiliser ou de le revendre sous une autre forme. Tant que ça fait avancer le schmilblick…

En deux mots

Le changement n’a pas été fait, ce n’est qu’une question de temps, encore et toujours. J’ai lancé un appel aux contributions sur Twitter, en espérant recevoir un peu d’aide et me dégager du temps pour m’occuper de tous les trucs satellites qui ne sont pas du code mais restent indispensables (doc, site, etc.)

Le Manchot Enragé

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Ce que serait une bonne plateforme de VOD partie 1


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Salux !

En me basant sur Don’t make me steal, j’essayais de m’imaginer qu’est ce que serait la plateforme de VOD idéale, et surtout, en bon geek, comment le faire/l’organiser 🙂

Des conditions claires et inflexibles

Pour qu’une telle plateforme soit un succès qui s’inscrive dans la durée, il faut dès le début poser des bornes clairement établies (pas comme Deezer hein…) :

  • Pas de DRM : l’expérience de Pourquoi je Pirate ? m’a confirmé qu’ils sont l’une des causes premières du téléchargement illégal. La diffusion doit se faire par une technologie standardisée et compatible avec la majorité du matériel actuel (typiquement, HTML5 vidéo en WebM + h264 pour les iDevices).
  • Aucune restriction en fonction de la situation géographique : 10$, qu’ils viennent des États-Unis, de Qatar ou du Japon valent toujours 10$ ; un français peut très bien vouloir la version japonaise avec sous-titres turques s’ils sont disponibles.
  • Des prix plafonnés par rapport au prix du cinéma : 3€ pour regarder un film et 1€ pour un épisode d’une série me semblent être une limite haute. Pas au-dessus.
Ces conditions doivent être établies et appliquées ne manière intransigeantes : si un ayant-droit fait sa vierge effarouchée, tant pis pour lui. Le but est de proposer un site en accord avec le manifeste, afin d’établir une base d’utilisateurs fidèles et qui qui n’aura pas à avoir recours au P2P.

Se développer en s’appuyant sur les réseaux sociaux et le P2P

Ignorer ces deux réseaux est une erreur stratégique majeure de la part des majors. Un très bon CM (voire plusieurs hein) ne serai(en)t de trop pour entretenir des comptes Twitter et Facebook actifs.

Autre vecteur de communication totalement ignoré à l’heure actuelle alors qu’ils sont d’une popularité galopante : les réseaux d’échange P2P. À force de les voir comme le mal absolu, les majors ont oublié ce qu’ils sont : rien qu’un moyen de partage de fichiers. Qu’est-ce que l’on voudrait que les gens partagent ? Facile : extraits, pilotes, BO…

Bref, un tracker torrent sur le site en vitrine pour attirer le client. Sur une série de 20 épisodes, pourquoi ne pas laisser le pilote en libre téléchargement ? La BO dans certains cas ? J’avoue avoir énormément apprécié que THQ diffuse la BO de Warhammer Dawn of War 2.

Prendre part à la création

Des initiatives comme Ulule nous montrent aujourd’hui que les internautes veulent aussi mettre la main à la patte et participer. Les réalisateurs indépendants pourraient demander des financements communautaires (en lien direct avec Ulule, pour ne pas réinventer la roue), être tenus au courant de l’avancement, obtenir des pré-commandes avec bonus…

Autre idée qui m’est venue : un système de don après visualisation. Comme vous l’avez vu, le principe de l’offre est d’offrir des prix suffisamment bas pour être attractifs et que l’internaute ne se concentre pas uniquement sur les block-busters mais aussi les petites productions originales. Après visionnage, il pourrait avoir l’option de donner directement un peu plus aux créateurs, pour leur témoigner son envie de les voir continuer.

À suivre : réalisation

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