Archives de Catégorie: Actualités

Lancement d’Ipéfix imminent !


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Salux !

Désolé pour ce silence radio récent, même si nous avons eu des périodes de creux le projet a tout de même bien avancé 🙂

À l’heure actuelle, nous avons pu réunir des tables et des chaises, nous partons sur une capacité d’accueil de 8 à 10 personnes (grand maximum).

Nous disposons dors et déjà d’une cafetière, de (beaucoup de) câble réseau, d’une rampe pour fixer des prises, d’outils de base (pince, tournevis, clés), d’une imprimante, d’un modem/routeur/mini-NAS, et j’en oublie certainement.

Il nous reste encore du matériel à rassembler/acquérir. Jusqu’ici ce fût de la récupération, et je tiens à remercier personnellement tous ceux qui sont venus nous aider.

Nous vous invitons donc à venir au hackerspace pour voir ce que nous avons déjà rassemblé/fait. Nous avons quelques pinces à sertir et des câbles à fabriquer, ainsi qu’une ou deux bricoles, qui pourraient être faites autour d’une pizza. Cela sera pour nous l’occasion de démarrer officiellement l’association et de rassembler les fonds restants pour que l’on soit réellement opérationnels.

Le wiki a été transféré sur http://wiki.ipefix.fr/ (la ML sera transférée dès que j’aurais réussi à comprendre l’install de mailman).

Vous y trouverez notamment la liste du matériel déjà fourni et à fournir. Si jamais vous en possédez déjà, n’hésitez pas à vous signaler ! http://wiki.ipefix.fr/index.php/Mat%C3%A9riel

Pour la rencontre, je propose donc à chacun de donner ses disponibilités ici : http://www.doodle.com/g6ctkbnswiaaxh54 S’il y a du monde, nous essaierons de faire des groupes de 8/9 sur plusieurs dates pour ne pas se retrouver en (léger) surnombre 😉

PS : je termine sur une note intéressante : j’ai fait de la pub pour le hackerspace au dernier Twapero angevin, il y a beaucoup de curieux qui voudraient découvrir 🙂

Le Manchot Enragé

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Parti Pirate et Front National : histoire de chocolats


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Salux !

Au fur et à mesure de la construction du programme du Parti Pirate et de la mutation du Front National, de nombreux points communs ont été relevés entre les idées du PP et celles des familles populistes (pas que du FN), notamment vis à vis de la liberté d’expression.

Il est temps de faire le point sur la situation et surtout d’expliquer dès maintenant pourquoi il ne faut surtout pas confondre le Parti Pirate et les autres partis populistes.

Faire preuve de discernement

Les grecs avaient découvert la démocratie bien avant nous – d’ailleurs ils étaient plus démocrates que nous le sommes (mais ça c’est un détail). À côté de ça, ils formaient une société extrêmement machiste, guerrière, ils avaient des esclaves et adoraient des dieux à la libido sans limite. Doit-on pour autant en déduire que tout ce qui vient des grecs (la démocratie ?) soit mal ? Je ne crois pas.

De même avec le front national. Je suis en désaccord avec la quasi-totalité de leur programme, qui aurait pu être écrit il y a un demi-siècle de cela, mais sur le coup de la liberté d’expression, je ne vais pas dire qu’ils ont tord juste parce que c’est le FN. Ça serait aussi stupide que d’arrêter de manger du chocolat parce que Marine en mange.

Rappel des faits

Historiquement, la liberté d’expression est l’une des pierres angulaires du Parti Pirate, et il en a toujours été ainsi. Nous fûmes parmi les premiers à avertir des possibilités de censure qu’offraient la HADOPI. Nous sommes allés manifester dans toute la France contre l’article 4 de la loi LOPPSI, instaurant un pouvoir censeur au ministère de l’intérieur. Même si Bruno Gollnisch intervint sur HADOPI (2), rien sur la LOPPSI. L’article 32 ter A leur convenait certainement trop bien pour oser entacher cette loi de leur opposition. À moins que la liberté d’expression ne soit que d’un intérêt second.

Car il faut noter une chose, c’est que la liberté d’expression, chère à une frange de la droite qui « dit tout haut ce que les français pensent tout bas », est une thématique qu’ils aiment sortir lorsqu’ils se sentent attaqués – par des moyens qui ne sont certainement pas de la censure !

La censure du juge : une entrave à la liberté d’expression. Wait… what ???

Et oui, vous avez bien lu. Il n’y a pas plus légitime qu’un juge -impartial, indépendant, ayant prêté serment, rendant des jugements publics au cas par cas- pour exercer un pouvoir de censure.

J’imagine qu’ils demandent une liberté d’expression sans limite ni censure. Où chaque membre du front pourrait insulter les musulmans à sa guise. Oui car c’est bien de ça qu’il s’agit. Le blog du front regorge d’articles sur la liberté d’expression depuis… leur passage en justice pour une affiche islamophobe. Avant ? Rien. Niet. Nada.

Je suis sûr que le front est d’un immense fair-play, et qu’en échange du droit d’insulter les musulmans, nous pourrions leur dire qu’ils sont un frein à l’ouverture au monde, des racistes, des reliques de la pensées d’avant-guerre (celle de 40 bien sûr), car après-tout, c’est aussi notre liberté d’expression, non ? Chacun ses à priori.

Quand aux remèdes

Ce n’est pas ce que veut le Parti Pirate. Au contraire ! Nous sommes pour la liberté d’expression, mais qu’en cas d’abus une autorité indépendante et neutre -la justice en est le meilleur garant- puisse trancher et censurer si cela est nécessaire. Nous ne voulons pas d’un monde sans limite, mais d’un monde où les limites et les sanctions sont appropriées et, surtout, ne sont pas appliquées à priori.

La censure, celle que nous redoutons, celle mise en œuvre dans l’article 4 de la loi LOPPSI, prend la forme d’une entité opaque, dépendante du pouvoir, à laquelle il n’existe aucun recours et qui ôte le droit à des citoyens de s’exprimer sans aucune explication. Ceci est contre quoi nous nous battons, et nous voulons révoquer l’article 4 de la loi LOPPSI ainsi que le délit de négligence caractérisé, clé de voûte de la HADOPI.

Supprimer la HADOPI ? Pure utopie, promesse électorale qu’aucun parti ne pourrait tenir, ni même vous Mme Le Pen. Les budgets et les contrats ont été signés pour plusieurs années. La HADOPI ne pourra être dissoute avant au moins 2013. Ceci dit, elle peut être sérieusement handicapée, en invalidant la négligence caractérisée ou en rendant illégitime les relevés IP fournis par une entreprise privée détenues par les majors du disque.

Faîtes ce que je dis, pas ce que je fais

Enfin, dernière chose, j’espère vous avoir convaincu que le front n’a aucune légitimité pour parler de liberté d’expression. Ne faîtes pas la même erreur que moi, évitez d’en parler. Si l’on vous pose la question « mais ce que tu racontes, c’est le discours du FN », vous saurez quoi répondre (j’avoue que je n’aurais jamais écrit ce billet si la question ne m’avait été posée).

Mais par pitié, ne leur accordez pas l’audience qu’ils essaient de créer en lançant de telles polémiques. Si vous voulez voter pour un parti qui défendent vos libertés, je ne me tournerai pas vers un parti qui lutte contre la liberté de se mouvoir. C’est un peu contradictoire, n’est-ce pas ?

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Ipéfix est né !

Salux !

Ce fut tranché lundi dernier à minuit, le hackerspace angevin se nomme donc Ipéfix, en référence aux irréductibles gaulois, qui seraient descendus à Angers profiter de l’ADSL.

Et maintenant ?

Nous continuerons de nous retrouver toutes les semaines pour préparer le démarrage, prévu pour début octobre. Nous n’aurons -sauf miracle- ni local attitré ni matériel propre pour commencer.

Nous commencerons donc par des ateliers faisables avec peu de moyens : découverte, développement, un peu de hacking. Il n’y aura ni conférence ni assemblage électronique, à mon grand regret. Néanmoins, pour ce qui est des conférences nous pouvons les écrire, pour ce qui est des montages les projeter. Ces premiers ateliers nous permettront de gagner en crédibilité auprès des professionnels et des institutions, qui auront moins de scrupules à nous financer si nous sommes capables de leur montrer notre utilité.

TODO-list

Pour début septembre, il serait intéressant d’avoir

  • Logo/mascotte du hackerspace, avec des maquettes de flyer ou d’affiches pour faire connaître notre initiative
  • Site web, sur lequel nous avons (timidement) commencé, qu’il faudra construire, alimenter et personnaliser
  • Préparer les premiers ateliers, et même des pré-ateliers, pour le développement du site

Réunion du 20

Demain sera la première réunion préparative. Les deux précédentes nous ont permis de discuter et de découvrir l’initiative, mais peu d’idées concrètes ont émergé.

Il faudra être deux pour animer cette réunion : un pour accueillir ceux qui découvrent, leur expliquer le projet, et l’autre pour, à l’aide des connaisseurs, réfléchir sur des idées d’ateliers, et si possible donner une idée pour le(s) premier(s).

Le Manchot Enragé

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QtCreator 2.3 beta – les nouveautés


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Salux !

QtCreator 2.3 beta vient d’être publié, nous allons donc jeter un œil à ce qui nous attend :

  • Le formatage de code dispose de plus d’options, on a quasiment les mêmes possibilités qu’un EDI « classique » (Eclipse pour ne citer que lui). Autre ajout majeur, la possibilité de définir des paramètres différents pour un projet, pour ceux qui travaillent avec différentes équipes ayant chacune leurs habitudes (captures ici et ici).
  • Possibilité de déploiement sur tout « Linux distant ». Je ne suis pas très familier avec le déploiement, j’imagine que ça concerne les possesseurs de smartphone un peu bizarre.
  • Possibilité d’utiliser le compilateur clang (les BSDiens vont être ravis).
  • Auto-complément dans un thread séparé pour éviter les freezes (ah tiens je connais ça moi… sur un autre projet…)Capture d'écran
  • Monitoring QML via la nouvelle option dans la barre latérale « Analyze »
  • Meilleure recherche et parcours des tutoriels/exemples.
  • Déploiement par Wifi pour Symbian (CODA)
  • Ajout divers pour QML
Pour les impatients qui voudraient tester le bestiau, je ne saurais vous conseiller de compiler depuis le dépôt git afin d’avoir les modifs au fur et à mesure de leur arrivée.
Le Manchot Enragé
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DbMaster 0.9 – ce qui vous attend


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Salux !

La sortie de la version 0.8 est un peu sortie inaperçue, et a surtout avec quelques déboires de packaging (JE CHERCHE UN MAINTENEUR !) il est vrai. Cela n’empêche le projet le continuer son chemin et de vous présenter quelques points validés, pour certains déjà en cours de travaux.

Refactoring gestion des connexions

Et oui, encore du refactoring… Et sur une partie que je pensais figée qui plus est. J’ai pu discuter un peu sur la ML Qt pour me rendre compte que ma gestion des connexions est juste désastreuse. Je vais essayer de remédier à tout ça. En deux mots, une connexion doit avoir une durée de vie la plus courte possible et être libérée immédiatement (ce que font les autres outils du genre BTW).

Regrouper les onglets de l’éditeur de requêtes en un seul

A l’usage, je me suis rendu compte qu’une fonctionnalité d’AnySQL Maestro faisait cruellement défaut : chaque requête étant ouverte dans un onglet séparé, cela devient très vite inutilisable. Les gars d’AnySQL ont eu la bonne idée de ne faire qu’un seul onglet « Requêtes » et d’y regrouper toutes les requêtes. Idée que je vais reprendre.

Trier et ordonner les connexions

Lorsque l’on a un certain nombre de connexions (disons >5) il devient intéressant de pouvoir les ranger de manière thématique. Bref, au moins pouvoir faire un bête glisser-déposer pour ordonner tout ça.

Filtre dans les tables

Lorsque l’on affiche une table et que l’on veut restreindre à une seule partie du résultat (typiquement tous les manteaux rouges) on est obligés de passer par l’éditeur de requêtes.

A terme, directement dans l’outil table, on pourra filtrer le résultat facilement.

Support des index

Dans la catégorie fonctionnalité SQL les adaptateurs fourniront la liste des index en-dessous des colonnes.

Cette liste est évidemment incomplète puisqu’elle ne présente que les morceaux « importants ». Pour la totale, rendez-vous ici.

Le Manchot Enragé

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Ce que serait une bonne plateforme de VOD partie 3


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Salux !

Suite de mes deux précédents billets sur le sujet.

Seulement, si tout était aussi rose, ça se saurait. Voyons ce qui cloche.

Réticence des ayants-droits

Ce qui caractérise les ayants-droits, tout du moins ce que l’on perçoit d’eux, c’est leur réticence à s’adapter aux nouvelles technologies, notamment leur obsession de vouloir contrôler ce que peut ou ne peut pas faire l’utilisateur. Basée sur l’esprit de Don’t Make Me Steal, il est évident que la tolérance vis-à-vis des DRM doit être nulle, ne serait-ce que pour se démarquer et exister auprès des internautes.

Il faut donc s’attendre à un catalogue pauvre et essentiellement constitué d’indépendants. Attention, je ne dis pas que je n’aime pas les indé, juste que j’aimerais qu’il n’y ait pas qu’eux… Pour la majorité des internautes, ne pas avoir de films/séries connus sera un réel frein.

Les points du Manifeste qui ne pourront être respectés

Le Manifeste n’a pas été rédigé à l’attention des diffuseurs mais du marché dans sa globalité. Un point en particulier ne peut être appliqué.

  • Je peux télécharger presque n’importe quel film jamais réalisé. Strictement impossible du point de vue d’un diffuseur seul.

Il y a aussi des points vagues dont on cerne l’objectif mais qui seraient difficilement réalisable :

  • Je paie pour le contenu, pas pour la bande passante. C’est vrai, mais la différence de coût pour le stockage & la diffusion d’une vidéo varie énormément entre le format iPhone et full HD. Si la différence est palpable financièrement (>5cts), il faudrait envisager un « supplément » HD, pour ne pas faire payer aux usagers d’iDevices un service dont une minorité profitent. Peu de gens ont un écran full HD avec Internet en fibre optique.
  • Après l’achat d’un film, toutes les langues restent disponibles. Sauf réclamation ou autre problème de droit. Le diffuseur ne dispose pas des droits, même s’il est tout à fait possible de définir un cadre sur ce qui peut être retiré ou pas, et dans quelles conditions.
  • Le contenu que j’achète est disponible immédiatement. Les pré-commandes c’est bien aussi 😉 Sinon on est d’accord, s’il y a marqué « disponible », c’est instantané.

Conclusion

Bref, à faire comme dirait l’autre. Avec les avancées technologiques récentes (je pense notamment au cloud), il y aurait moyen de tenter le coup sans trop risquer financièrement, même si j’ai peur que le succès risque de ne pas être au rendez-vous…
Le Manchot Enragé
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Ulule, le major du 21ème siècle ?


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Salux !

Vous connaissez sûrement Ulule, si ce n’est le cas ils expliquent très bien sur leur page d’accueil ce qu’ils font. En deux mots, c’est un site de financement communautaire (crowdfunding) pour divers projets.

J’écris ce billet parce que le groupe The Yokel vient de faire financer l’enregistrement de son album, et ce en quelques jours. J’ai été impressionné de voir la vitesse à laquelle les 1000€ ont été amassés, et surtout de voir qu’ils ont été donnés par 20 personnes, soit plus de 50€ par soutien !

Internet, lieu du tout gratuit ? Hum…

Ça la fout un peu mal pour tous les MMM et autres Riester qui militent pour un internet plus PUR soit disant que si on ne censure pas les gens voudraient du tout gratuit. J’ai fait la remarque sur Twitter, visiblement je ne suis pas le seul à penser que tout n’est pas aussi simple…

Nous aurait-on menti ?

Il y a de quoi se poser la question. D’un côté, j’entends sans cesse sur Pourquoi je Pirate ? des gens se plaindre que 20€ pour un CD c’est cher, de l’autre on a 1000€ de rassemblés en un temps record pour l’enregistrement du disque.

Cela confirme (si c’était nécessaire) mon idée que le disque n’est plus devenu un objet de convoitise en tant que tel. En gros, les gens aiment leurs artistes et sont prêts à payer pour soutenir la création (pas la peine de faire des pubs merdiques pour prêcher des convaincus). La preuve en est, ils ont sorti 20 biftons orange pour faire enregistrer un album.

Nouveaux modes de financements pour les artistes

On le voit ici, le direct2fan marche. De nombreux projets musicaux sont en cours de financement rien que sur Ulule. Personnellement, je comprends la hantise de Pascal Nègre ; un monde où les intermédiaires sont réduits au strict nécessaire, un monde où la publicité et la promotion se fait sur le P2P, le financement via Ulule et la rémunération par les concerts, oui je flipperais. La différence, c’est que je ne monterais pas une loi liberticide qui reconnaît elle-même son inutilité.

À bon entendeur…

Le Manchot Enragé

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Ce que serait une bonne plateforme de VOD partie 2


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Salux !

Suite de mon 1er billet sur le sujet.

Maintenant, rentrons un peu plus dans l’organisation des choses

Paiement & tarification

Comme dit dans le manifeste, le paiement doit être clair. J’opterais personnellement sur un système similaire aux forfaits mobiles (en plus simple). L’internaute possède un montant de crédit qu’il peut utiliser à sa guise pour regarder l’intégralité du catalogue :

  • Soit via des recharges ponctuelles pour les consommateurs irréguliers ou ceux qui veulent juste découvrir
  • Soit via un forfait mensuel qui renouvelle le crédit d’un certain montant
  • Soit via un forfait illimité, plafonné à 30€/mois
Anyway, pas de « péremption » du crédit ni de conneries du genre. 10€ c’est 10€ point barre.

Pour regarder un film/épisode, rien de plus simple : clic sur « Regarder », décompte du crédit, le site permet l’accès au titre de manière illimitée pendant X heures (24 ?).

Répartition des droits

La difficulté majeure réside dans le calcul de ce que rapporte un visionnage avec la multiplicité des forfaits. Imaginons les 3 cas de figures suivants (pour l’exemple j’établis les frais du site de manière arbitraire à 50cts) :

  • Paiement « à la recharge » : 10€ débités = 10€ de crédit, soit une rémunération de 1,50€ pour un film à 2€
  • Forfait simple : 5€ débités = 6€ de crédit (incitation commerciale), soit 1€ que l’on ne peut retirer des frais fixes puisque les prix ne sont pas fixes, eux. Déjà ici, le calcul devient difficile.
  • Forfait illimité : rémunération impossible à calculer sans mécanisme d’assiette.

Comme on le voit ici, il faut globaliser le calcul : faire la somme des crédits engagés dans le mois (facile à calculer), soustraire une base fixe sur le prix du visionnage qui soit les frais du site (l’exemple des 50cts), puis diviser par le nombre de visionnages pondérés par un coefficient du prix.

La formulation peut paraître brumeuse, prenons un exemple :

Sur le mois de mai, en additionnant les forfaits mensuels (simples et illimités) avec les crédits utilisés, on obtient l’assiette globale (AG). Soit V le nombre de visionnages totaux et F les frais fixes, le montant à répartir de l’assiette A = AG – V * F.

Soit un épisode de série E1, vendu 1€. Une fois les frais fixes ôtés, il reste une marge brute de 0,5€ = le coefficient C1. E1 a été visionné V1 fois dans le mois. On considère le « score » mensuel = C1 * V1.

L’assiette A sera répartie de manière proportionnelle entre tous les scores mensuels de chaque vidéo. Les vidéos les plus vues avec le plus fort coefficient seront les plus rémunératrices.

Rémunération des artistes

Sur ce point, la plateforme n’aura pas vraiment de prise, pour la simple que son cœur de métier est la diffusion, non la production ou la répartition de droits.

De plus, le pourcentage qui va aux artistes ne veut rien dire en soi. 100% de revient pour l’artiste ? Cool. C’est lui qui a tout financé en hypothéquant sa maison ? Moins cool…

Problématique du téléchargement, petit aparté sur les DRM

J’ai évoqué le HTML5 tout à l’heure, en tant que solution technique pour la diffusion. Cette technologie fonctionne sans DRM, ce qui est un atout indéniable, mais qui mène aussi à un frein de la part des producteurs : la facilité de récupérer le fichier entier et de le conserver, de le partager.

Ma position est très claire à ce sujet : c’est un risque à prendre. Les DRM sont comme une punition collective : une ou deux personnes copient et c’est l’ensemble des clients qui se mange ces saloperies de DRM. Les imposer fait perdre plus de clients que les pertes potentielles dues au partage sur le P2P.

Je pense qu’il faut prendre le problème à contre-pied et accepter le partage comme mal nécessaire (d’un point de vue commercial entendons-nous) pour exister et vivre sur la toile. Il y aura toujours des récalcitrants qui mettront tous les moyens du monde pour ne pas payer, et il y aura des gens qui iront sur les réseaux P2P parce qu’ils n’ont pas les moyens de payer.

Partant de ce constat, il vaut mieux convaincre le reste des internautes que l’offre payante en streaming est attrayante (retour aux conditions que j’avais énoncées plus tôt). S’ils sont satisfaits, pourquoi s’embêteraient-ils à télécharger les œuvres, ce qui est long et peu pratique comparé à ce que peut fournir un tel site ?

Et puis bon, la télévision, tout le monde peut enregistrer à volonté, ça n’a jamais choqué personne hein…

Mise en avant des Creative Commons

Les œuvres sous Creative Commons pourraient être intégrées au catalogue et -pour une fois- obtenir une visibilité et une rémunération. À l’instar de ce que fait In Libro Veritas, un bouton de téléchargement pourrait être placé à côté du bouton « Regarder », qui redirigerait directement vers le tracker torrent. Encore une fois, utiliser le P2P permet d’occuper cet espace et donc de l’influer au lieu de laisser aux « pirates » le soin de le faire, en plus d’économiser en BP et de donner une bonne image.

Pour la rémunération, il faudrait leur appliquer le même tarif que les œuvres « classiques », pour ne pas sous-entendre que CC = cheap & crapy (pas cher & merdique). Ce sont des œuvres à part entières, qui méritent la même attention et rémunération que leurs homologues conventionnelles.

À suivre : les limites

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Analyse des logs de Pourquoi je Pirate

Salux !

Vous avez probablement entendu parler du PUR fail sur PasPeurdHADOPI (http://reflets.info/le-pur-fail-agenceh-hadopi-eurorscg/), j’ai subi le même genre d’attaque sur Pourquoi je Pirate. Voici donc les premiers résultats (non définitifs) de l’analyse des logs :

Not the same guy

Apparemment, on ne parle pas du même gars. Bluetouff avait pu aisément l’isoler via son User-Agent, voici ceux ayant le plus spammé mon site depuis le lancement :

Mozilla/5.0 (Windows; U; Windows NT 6.1; en-US; rv:1.9.2.3) Gecko/20100401 Firefox/3.6.3 1094
Mozilla/5.0 (Windows NT 6.1; WOW64; rv:2.0.1) Gecko/20100101 Firefox/4.0.1 430

Sur la journée de jeudi, la différence est encore plus nette.

 

L’IP 64.20.45.178 a été flashée, mais n’a rien posté. Ni le User-Agent. Il s’est baladé un peu, puis s’est lassé semble-t-il.

L’attaquant a utilisé 137 IPs différentes sur la journée de jeudi (pas encore traité les autres jours).

La suite

Lundi j’aurai les données complètes, je n’ai pas pu extraire les heures de début/fin de l’attaque. Reste à comprendre pourquoi le spam de PqJePirate et PasPeurdHADOPI ont eu lieu en même temps, et aussi par quelle coïncidence les attaques aient démarré le jour de mon passage sur Canal+, qui n’a pourtant pas révélé le site au grand jour (un bond dans les visites à peine perceptible).

Le Manchot Enragé, qui vient de passer une semaine de merde

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À l’attention des contributeurs Qt : testez vos patchs avec Qt Autotester


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Salux !

Vous le savez certainement, l’un des pires ennemis du développeur est la régression : un patch ou un ajout qui, en réalité, cause plus de problèmes qu’il n’en résout.

Qt n’échappe pas à la règle, d’autant plus que dans le cadre d’un développement ouvert, les tests effectués sur les contributions sont inconnus. Les labs Qt ont donc mis à disposition des contributeurs un outil pour faciliter les tests de non régression.

Le principe est simple : Qt intègre déjà une batterie de tests unitaires afin de valider une branche en attente avant sa fusion avec la branche principale. Afin de gagner du temps, chaque contributeur pourra dorénavant bénéficier d’une interface graphique (disponible ici) pour effectuer ces vérifications.

Sélectionnez une batterie de tests prédéfinis, spécifiez quelle version est concernée, puis attendez les résultats. Exemple donné dans le billet, pour un patch sur QGraphicsView, 19 tests commencent par « qgraphics ».

L’interface a été revue avec QtQuick pour être plus esthétique.

 

Capture de Qt auto-test

Capture de Qt auto-test (2)

Informations à retenir

  • Il est possible de travailler avec plusieurs versions/branches de Qt.
  • L’outil est multiplateforme.
  • Possesseurs de Windows, vous pouvez effectuer les tests sur un Symbian à distance.

Source :

Le Manchot Enragé

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