Archives de Tag: musique

Ce que serait une bonne plateforme de VOD partie 3


Flattr this

Salux !

Suite de mes deux précédents billets sur le sujet.

Seulement, si tout était aussi rose, ça se saurait. Voyons ce qui cloche.

Réticence des ayants-droits

Ce qui caractérise les ayants-droits, tout du moins ce que l’on perçoit d’eux, c’est leur réticence à s’adapter aux nouvelles technologies, notamment leur obsession de vouloir contrôler ce que peut ou ne peut pas faire l’utilisateur. Basée sur l’esprit de Don’t Make Me Steal, il est évident que la tolérance vis-à-vis des DRM doit être nulle, ne serait-ce que pour se démarquer et exister auprès des internautes.

Il faut donc s’attendre à un catalogue pauvre et essentiellement constitué d’indépendants. Attention, je ne dis pas que je n’aime pas les indé, juste que j’aimerais qu’il n’y ait pas qu’eux… Pour la majorité des internautes, ne pas avoir de films/séries connus sera un réel frein.

Les points du Manifeste qui ne pourront être respectés

Le Manifeste n’a pas été rédigé à l’attention des diffuseurs mais du marché dans sa globalité. Un point en particulier ne peut être appliqué.

  • Je peux télécharger presque n’importe quel film jamais réalisé. Strictement impossible du point de vue d’un diffuseur seul.

Il y a aussi des points vagues dont on cerne l’objectif mais qui seraient difficilement réalisable :

  • Je paie pour le contenu, pas pour la bande passante. C’est vrai, mais la différence de coût pour le stockage & la diffusion d’une vidéo varie énormément entre le format iPhone et full HD. Si la différence est palpable financièrement (>5cts), il faudrait envisager un « supplément » HD, pour ne pas faire payer aux usagers d’iDevices un service dont une minorité profitent. Peu de gens ont un écran full HD avec Internet en fibre optique.
  • Après l’achat d’un film, toutes les langues restent disponibles. Sauf réclamation ou autre problème de droit. Le diffuseur ne dispose pas des droits, même s’il est tout à fait possible de définir un cadre sur ce qui peut être retiré ou pas, et dans quelles conditions.
  • Le contenu que j’achète est disponible immédiatement. Les pré-commandes c’est bien aussi 😉 Sinon on est d’accord, s’il y a marqué « disponible », c’est instantané.

Conclusion

Bref, à faire comme dirait l’autre. Avec les avancées technologiques récentes (je pense notamment au cloud), il y aurait moyen de tenter le coup sans trop risquer financièrement, même si j’ai peur que le succès risque de ne pas être au rendez-vous…
Le Manchot Enragé
Publicités
Tagué , , , , , , , , ,

Ulule, le major du 21ème siècle ?


Flattr this

Salux !

Vous connaissez sûrement Ulule, si ce n’est le cas ils expliquent très bien sur leur page d’accueil ce qu’ils font. En deux mots, c’est un site de financement communautaire (crowdfunding) pour divers projets.

J’écris ce billet parce que le groupe The Yokel vient de faire financer l’enregistrement de son album, et ce en quelques jours. J’ai été impressionné de voir la vitesse à laquelle les 1000€ ont été amassés, et surtout de voir qu’ils ont été donnés par 20 personnes, soit plus de 50€ par soutien !

Internet, lieu du tout gratuit ? Hum…

Ça la fout un peu mal pour tous les MMM et autres Riester qui militent pour un internet plus PUR soit disant que si on ne censure pas les gens voudraient du tout gratuit. J’ai fait la remarque sur Twitter, visiblement je ne suis pas le seul à penser que tout n’est pas aussi simple…

Nous aurait-on menti ?

Il y a de quoi se poser la question. D’un côté, j’entends sans cesse sur Pourquoi je Pirate ? des gens se plaindre que 20€ pour un CD c’est cher, de l’autre on a 1000€ de rassemblés en un temps record pour l’enregistrement du disque.

Cela confirme (si c’était nécessaire) mon idée que le disque n’est plus devenu un objet de convoitise en tant que tel. En gros, les gens aiment leurs artistes et sont prêts à payer pour soutenir la création (pas la peine de faire des pubs merdiques pour prêcher des convaincus). La preuve en est, ils ont sorti 20 biftons orange pour faire enregistrer un album.

Nouveaux modes de financements pour les artistes

On le voit ici, le direct2fan marche. De nombreux projets musicaux sont en cours de financement rien que sur Ulule. Personnellement, je comprends la hantise de Pascal Nègre ; un monde où les intermédiaires sont réduits au strict nécessaire, un monde où la publicité et la promotion se fait sur le P2P, le financement via Ulule et la rémunération par les concerts, oui je flipperais. La différence, c’est que je ne monterais pas une loi liberticide qui reconnaît elle-même son inutilité.

À bon entendeur…

Le Manchot Enragé

Tagué , , , , , , , , ,

Ce que serait une bonne plateforme de VOD partie 2


Flattr this

Salux !

Suite de mon 1er billet sur le sujet.

Maintenant, rentrons un peu plus dans l’organisation des choses

Paiement & tarification

Comme dit dans le manifeste, le paiement doit être clair. J’opterais personnellement sur un système similaire aux forfaits mobiles (en plus simple). L’internaute possède un montant de crédit qu’il peut utiliser à sa guise pour regarder l’intégralité du catalogue :

  • Soit via des recharges ponctuelles pour les consommateurs irréguliers ou ceux qui veulent juste découvrir
  • Soit via un forfait mensuel qui renouvelle le crédit d’un certain montant
  • Soit via un forfait illimité, plafonné à 30€/mois
Anyway, pas de « péremption » du crédit ni de conneries du genre. 10€ c’est 10€ point barre.

Pour regarder un film/épisode, rien de plus simple : clic sur « Regarder », décompte du crédit, le site permet l’accès au titre de manière illimitée pendant X heures (24 ?).

Répartition des droits

La difficulté majeure réside dans le calcul de ce que rapporte un visionnage avec la multiplicité des forfaits. Imaginons les 3 cas de figures suivants (pour l’exemple j’établis les frais du site de manière arbitraire à 50cts) :

  • Paiement « à la recharge » : 10€ débités = 10€ de crédit, soit une rémunération de 1,50€ pour un film à 2€
  • Forfait simple : 5€ débités = 6€ de crédit (incitation commerciale), soit 1€ que l’on ne peut retirer des frais fixes puisque les prix ne sont pas fixes, eux. Déjà ici, le calcul devient difficile.
  • Forfait illimité : rémunération impossible à calculer sans mécanisme d’assiette.

Comme on le voit ici, il faut globaliser le calcul : faire la somme des crédits engagés dans le mois (facile à calculer), soustraire une base fixe sur le prix du visionnage qui soit les frais du site (l’exemple des 50cts), puis diviser par le nombre de visionnages pondérés par un coefficient du prix.

La formulation peut paraître brumeuse, prenons un exemple :

Sur le mois de mai, en additionnant les forfaits mensuels (simples et illimités) avec les crédits utilisés, on obtient l’assiette globale (AG). Soit V le nombre de visionnages totaux et F les frais fixes, le montant à répartir de l’assiette A = AG – V * F.

Soit un épisode de série E1, vendu 1€. Une fois les frais fixes ôtés, il reste une marge brute de 0,5€ = le coefficient C1. E1 a été visionné V1 fois dans le mois. On considère le « score » mensuel = C1 * V1.

L’assiette A sera répartie de manière proportionnelle entre tous les scores mensuels de chaque vidéo. Les vidéos les plus vues avec le plus fort coefficient seront les plus rémunératrices.

Rémunération des artistes

Sur ce point, la plateforme n’aura pas vraiment de prise, pour la simple que son cœur de métier est la diffusion, non la production ou la répartition de droits.

De plus, le pourcentage qui va aux artistes ne veut rien dire en soi. 100% de revient pour l’artiste ? Cool. C’est lui qui a tout financé en hypothéquant sa maison ? Moins cool…

Problématique du téléchargement, petit aparté sur les DRM

J’ai évoqué le HTML5 tout à l’heure, en tant que solution technique pour la diffusion. Cette technologie fonctionne sans DRM, ce qui est un atout indéniable, mais qui mène aussi à un frein de la part des producteurs : la facilité de récupérer le fichier entier et de le conserver, de le partager.

Ma position est très claire à ce sujet : c’est un risque à prendre. Les DRM sont comme une punition collective : une ou deux personnes copient et c’est l’ensemble des clients qui se mange ces saloperies de DRM. Les imposer fait perdre plus de clients que les pertes potentielles dues au partage sur le P2P.

Je pense qu’il faut prendre le problème à contre-pied et accepter le partage comme mal nécessaire (d’un point de vue commercial entendons-nous) pour exister et vivre sur la toile. Il y aura toujours des récalcitrants qui mettront tous les moyens du monde pour ne pas payer, et il y aura des gens qui iront sur les réseaux P2P parce qu’ils n’ont pas les moyens de payer.

Partant de ce constat, il vaut mieux convaincre le reste des internautes que l’offre payante en streaming est attrayante (retour aux conditions que j’avais énoncées plus tôt). S’ils sont satisfaits, pourquoi s’embêteraient-ils à télécharger les œuvres, ce qui est long et peu pratique comparé à ce que peut fournir un tel site ?

Et puis bon, la télévision, tout le monde peut enregistrer à volonté, ça n’a jamais choqué personne hein…

Mise en avant des Creative Commons

Les œuvres sous Creative Commons pourraient être intégrées au catalogue et -pour une fois- obtenir une visibilité et une rémunération. À l’instar de ce que fait In Libro Veritas, un bouton de téléchargement pourrait être placé à côté du bouton « Regarder », qui redirigerait directement vers le tracker torrent. Encore une fois, utiliser le P2P permet d’occuper cet espace et donc de l’influer au lieu de laisser aux « pirates » le soin de le faire, en plus d’économiser en BP et de donner une bonne image.

Pour la rémunération, il faudrait leur appliquer le même tarif que les œuvres « classiques », pour ne pas sous-entendre que CC = cheap & crapy (pas cher & merdique). Ce sont des œuvres à part entières, qui méritent la même attention et rémunération que leurs homologues conventionnelles.

À suivre : les limites

Tagué , , , , , , , , ,

Logiciels Libres : les grands perdants de l’offre légale


Flattr this

Salux !

Je me suis fait une remarque en installant Fedora 14 sur mon fixe, c’est qu’il est difficile (voire dans de nombreux cas impossible) d’accéder à l’offre légale avec des logiciels libres. Faisons le tour :

  • Spotify, excellent service de streaming, nécessite une application propriétaire pour fonctionner. C’est vrai, çapuecestpaslibre, mais je n’irai pas non plus leur jeter la pierre, ils indiquent sur leur site que le client Windows marche plutôt bien avec Wine (je confirme) et ils développent un client Linux (des pré-versions existent pour Ubuntu et Fedora). On est loin des sites d’achat en ligne qui exigent IE ^^
  • Deezer, moins excellent service de streaming (partial moi ?) nécessite Flash pour fonctionner. Plateforme propriétaire nécessitant un logiciel propriétaire (et passablement CPUphage), ça c’est du barbu-killer !
  • Ces #### de sites de VOD qui exigent IE ou le fameux iTunes qui demande… iTunes.

Et à côté de ça, PirateBay est un site standardisé qui ne nécessite qu’un navigateur web pour le parcourir. Le téléchargement se fait via BitTorrent, un autre protocole standardisé. Encore une fois, c’est le côté obscur de la force qui va au plus simple et est accessible à tous, là où l’offre légale s’évertue à utiliser des technologies non-libres. Oui c’est normal qu’on vous dit.

Qu’est-ce qu’il faudrait alors ? Que l’État investisse de l’argent dans l’écriture de protocoles standardisés pour l’offre légale pardi ! Un HTTP du streaming légal qui relaye les plateformes actuelles à des « simples » fournisseurs de services. Ainsi, on pourrait se connecter avec n’importe quel client (libre ou non, c’est génial les standards !)

Personnellement, quand on me dit « réguler le net », j’aurais plutôt tendance à flanquer des normes dans tous les sens pour que les utilisateurs ne soient pas cantonnés à l’usage de telle ou telle solution gérée par un groupe surpuissant et dictatorial (Apple ? Noooon…) plutôt que de taper sur des internautes qui ont un minimum de jugeote et ne se font pas berner par une offre légale complètement décalée. À bon entendeur…

Le Manchot Enragé

Tagué , , , , , , , , , , ,

Flattr, enfin un système de micropaiement facile à utiliser !

Salux !

Un des problèmes qui se posent avec la Culture Libre que j’ai précédemment évoquée concerne la rémunération. Pour un groupe, un auteur ou autre, faire cohabiter le libre accès et la rémunération sont difficiles. Je ne m’attarderai ici que sur un problème précis, d’ordre pratique : il m’est difficilement envisageable, en tant qu’internaute, de sortir ma carte bancaire dès qu’un album ou un texte me plaît !

C’est à ce stade que Flattr intervient. Le principe est simple : vous allouez une somme mensuelle et vous baladez sur la toile. Imaginons que vous trouviez une photo particulièrement belle et vous vous dîtes « J’aimerais bien donner quelque chose au photographe pour l’encourager ! », mais bien évidemment vous n’allez pas sortir la CB pour 1€ ! Si le photographe adhère au programme Flattr, un bouton « Flattr » sera disponible à côté de la photo. Un clic, et il recevra quelque chose de votre part.

Comment est-ce réparti ? Admettons que vous allouez 10€/mois. À la fin de chaque mois, Flattr comptabilise tout ce que vous avez « flattré » et partage équitablement la somme. Ça semble peu, mais la simplicité d’usage est telle qu’elle permettra à un très grand nombre d’internautes d’y participer. Le principe est présenté sur cette vidéo :

Une très bonne initiative donc, que je me suis empressé d’essayer. Un bouton Flattr est désormais disponible sur le site de mon roman, Le Cycle de Cassiopée. Le but n’est évidemment pas de recevoir un salaire, je m’en doute bien, mais j’aimerais que l’on arrête de véhiculer l’image que Libre = gratuit. Quand un artiste/auteur/développeur réalise quelque chose de génial, il est en droit d’attendre un retour. Flattr permettra, je l’espère, de concilier les intérêts des créateurs en les rémunérant et ceux des internautes, qui pourront accéder librement à tout ce contenu.

Le Manchot Enragé

Tagué , , , , ,

Sortie d’Amarok 2.3.1 Beta 1 « Dark Star »

Salux !

Traduction de http://amarok.kde.org/en/releases/2.3.1/beta/1

Alors que la version 2.3.0 (qui fût couronnée de succès)  n’est disponible que depuis quelques semaines, voici Amarok 2.3.1 beta 1, en accord avec notre cycle de développement rapide. Non contente d’apporter de nombreux correctifs de bogue, cette version apporte des fonctionnalités intéressantes, comme le Générateur de liste de lecture automatique, les applets Artistes similaires et Prochainement et le support du nouveau système de notifications de KDE SC 4.4. Par ailleurs de nombreux modules ont été optimisés : la liste de lecture est bien plus rapide, notamment lors de recherches sur de nombreuses pistes et la récupération des pochettes a été améliorée.

Capture d'écran d'Amarok 2.3.1

Nous encourageons les utilisateurs à tester cette version et fournir des retours. Les précautions d’usage s’appliquent : c’est une version beta, ce qui signifie que les coins ne sont pas tout à fait arrondis.

Téléchargement

Le Manchot Enragé

Tagué , , , , ,

De la nécessité d’une Culture Libre

Salux !

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la Culture Libre n’est pas de mise dans notre société. C’est bien dommage, nous sommes en 2010 tout de même. Internet est pratiquement dans tous les foyers français, ainsi tout le monde a accès à une quantité inimaginable de culture, légalement comme illégalement.

Internet est apparu comme un cheveu sur la soupe à notre façon de consommer la culture. Il remet en cause le fondement des maisons de disque : la vente de copies. Maisons de disques qui, souffrant d’hypocondrie, n’hésitent pas à partir en guerre contre leurs propres clients afin de maintenir leurs rentes. Mais la culture ? Qui a posé la question de la culture ? Qui, durant les débats sur la HADOPI à l’Assemblée a posé le problème de la pérennité de la création actuelle ? Qui a osé croire que culture et DRM puissent cohabiter ?

Sommes-nous rendus au point où nous aurions oublié que la technologie permettra à nos successeurs d’accéder à tout le patrimoine que nous créons aujourd’hui ?

Imaginez leur expression si, à l’ouverture d’un fichier de musique, leur ordinateur leur indique qu’ils n’ont toujours pas le droit de lire le fichier. Je ne sais pas pour vous, mais ça me donne envie de rire. Jaune.

Alors qu’Internet ouvre des nouveaux horizons en terme de création et de rémunération, allons-nous rester sur des modèles qui ont été élaborés il y a un demi-siècle ?

À mes yeux il n’y a pas d’alternatives possibles : la culture devra être libre. Il suffit d’observer la manière dont nous la consommons pour se rendre compte que le partage est devenu presque « normal ». Pour autant les gens sont prêts à payer pour soutenir la création, ils n’ont jamais autant été aux concerts et au cinéma. La vente de copie est devenue un boulet, car elle ne prend pas en compte le fait que dupliquer un CD numériquement est d’une simplicité enfantine. Je suis encore étonné de voir qu’en 2010 les plateformes de téléchargement légales fonctionnent toujours sur ce business.

Il semble certain que la révolution du numérique se fera sans l’industrie du divertissement actuel, ce qui nous laisse trois issues :

  1. Les industriels évoluent et adaptent leurs modèles économiques.
  2. L’industrie actuelle s’effondre et entraine dans son sillon des milliers de chômeurs, le temps qu’une nouvelle se forme.
  3. La révolution numérique s’arrête ici et nous aurons manqué un des plus grands tournants de l’humanité.

Je ne veux pas la mort des maisons de disque. Je ne veux pas voir des milliers d’artistes finir à la rue du jour au lendemain. Pourtant, je ne m’oppose pas systématiquement au progrès dès qu’il menace mon business. Après la radio, les cassettes, aujourd’hui le P2P et demain…

Bref, ne soyez pas aussi frileux messieurs les majors. Si vous aimez réellement votre travail vous trouverez cœur à le rénover. À moins que vous ne soyez là que pour l’argent…

Le Manchot Enragé

Tagué , , , , , , , , , , , , , , , ,

Sortie d’Amarok 2.3.0 ‘Clear Light’

Salux !

Traduction de http://amarok.kde.org/en/releases/2.3.0

Màj : Merci à Nigthrose qui a fait de cette article la traduction officielle : http://amarok.kde.org/fr/node/739

Màj2 : et merci à PC INpact pour avoir relayé l’information : http://www.pcinpact.com/actu/news/55892-amarok-open-source-multimedia-version-23-podcasts-barre-outils.htm

L’équipe d’Amarok est fière d’annoncer la sortie de la version 2.3.0. Elle apporte de nombreuses fonctionnalités et corrections de bogues depuis la 2.2.2. La gestion des podcasts, des listes de lecture et le support des baladeurs MP3 ont été particulièrement travaillés.

Amarok 2 devenant mature, nous avons voulu voir plus loin. Toutefois, attention à certaines nouvelles fonctions qui ne sont pas tout à fait stables. Parmi ces nouveautés on trouve une remise à neuf de la barre d’outils principale et un navigateur de fichiers réécrit et simplifié. Basés sur les retours utilisateurs, ces ajouts seront progressivement améliorés lors les prochaines versions. L’ancienne barre d’outil existe toujours mais nous vous recommandons d’essayer la nouvelle afin d’avoir vos impressions. Le navigateur de fichiers est plus cohérent avec l’ergonomie générale d’Amarok avec l’intégration du fil d’Ariane et une approche orientée musique et non fichiers.

Un clic droit dans la liste de lecture intègre une option « Montrer dans les sources média » afin de retrouver la piste plus facilement, chercher les doublons, etc.

Les podcasts ont maintenant leur panneau de configuration qui permet de changer l’intervalle de mise à jour ou l’emplacement où les épisodes sont stockés. Ils sont groupés avec les listes de lectures par source avec une vue hybride, comme pour la collection locale, pour ceux qui veulent parcourir leur musique indépendamment de sa provenance. De plus, lorsqu’une nouvelle source est disponible, Amarok reviendra en vue normale pour afficher ces nouveaux éléments.

L’applet Wikipédia a subi un lifting et les liens ont été améliorés : ceux internes à Wikipédia seront affichés dans l’applet tandis que des liens menant vers l’extérieur seront redirigés vers le navigateur web.

En deux mots, l’équipe d’Amarok a concentré tous ces efforts sur son objectif à long terme : faire d’Amarok le meilleur outil pour s’immerger dans la musique, peu importe sa source.

Le Manchot Enragé

Tagué , , , ,

Beezik.com – musique gratuite et légale ? Faut pas rêver !


Flattr this

Salux !

J’ai eu vent de la plate-forme Beezik.com, un site de téléchargement gratuit et légal dit-on. La bonne aubaine ! Plus besoin de P2P, MegaUpload et autres, allons-y soyons fous !

Mais alors, comment ça fonctionne ?

Rendez-vous sur le site http://www.beezik.com/ et cherchez un morceau qui vous plaît (au passage attention les yeux, il y a des pubs flash à outrance). Une fois inscrit, vous pouvez le télécharger. Enfin vous pouvez au moins cliquer sur le bouton Télécharger, car il m’a fallu une dizaine de clics compulsifs pour que le site daigne prendre en compte ma demande (au passage exit Opera, le site n’a daigné répondre qu’avec Firefox). Vient l’instant fatidique où vous devez choisir une publicité. Kesako ? Bah l’équation est pourtant simple : internet + gratuit = publicité ! Les auteurs et les détenteurs du site sont rémunérés par une publicité que vous devez regarder. Pas question de faire autre chose ! Dès que la fenêtre perd le focus, il faut tout recommencer. Je choisis donc la pub pour Vittel d’une manière totalement arbitraire. Une jolie pub bien absurde qui a eu le mérite de me décrocher un sourire. Au bout de la pub, j’ai 6 secondes pour cliquer sur l’image pour que le téléchargement soit validé (ceux qui sont allés faire pipi tant pis pour eux). Et là…

AAAAHHHHHH !!!!!!!!! Du WMA !

Bah ouais, faut pas demander le beurre, l’argent du beurre et la crémière ! J’ai donc le droit à un pauv’ fichier WMA cadencé à 192kbits/s. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un format de compression audio avec pertes, qui anéantit toute qualité sonore. Comme le MP3, mais en pire. Enfin, pour ceux qui sont déjà sourds à cause de leur baladeur toujours à fond… ça ne change pas grand chose me direz-vous.

Bref, je récupère le fichier et le lance avec vlc. Et là, rien.

DRM inside

Mais oui ! Ces fameux DRMs ! Vous savez, ces petits verrous numériques (Digital Right Management) qui permettent aux détenteurs des droits de jouer à Dieu. Les mêmes qui ont engendré ça. Donc vlc ne veut rien savoir. Super. Je viens de refiler de l’argent à Vittel. Je comprends mieux l’indication « Windows Media Player 11 est conseillé ». Utilisateurs de MacOS et Linux, vous pouvez toujours pleurer !

Moralité

Bah j’ai plus qu’à télécharger l’album sur mon site de torrent préféré. L’artiste a reçu une rémunération (12ct/piste selon Wikipédia) et je peux écouter la musique sur mon Linux (en FLAC qui plus est) ; tout le monde est content ! Seul problème : je risque les foudres d’HADOPI pour ce « Défaut de protection ». C’est donc ça la HADOPI : mettons les vilains pirates-pédophiles-nazis en prison.

Beezik.com, bravo pour l’idée, je vous souhaite bon courage, mais franchement, c’est dommage. Le téléchargement illégal ne pourra être contré que si l’on trouve des systèmes de diffusion (au moins) aussi rapides et pratiques. Le système du gagnant-gagnant que vous proposez est vraiment génial, mais lâchez-donc ces DRMs ! Mettez du MP3 avec un échantillonnage correct ! Par pitié, au moins pour ne pas pondre une génération d’attardés de l’écoute incapables de distinguer le son d’une basse dans un morceau…

Le Manchot Enragé, qui voudrait bien qu’on l’entende lorsqu’il joue de la basse.

Tagué , , , , , ,

Banshee 1.5.0

Banshee 1.5.0 est une pré-version de la 1.6.0, considérée par les développeurs comme la « 1.6.0 alpha1 ». Petit rappel : comme pour les programmes Gnome, les versions sont notées x.y.z, stables pour y pair et instables pour y impair.

Cette version est le résultat de 6 mois de travaux par plus de 30 contributeurs. Elle apporte tout un lot d’améliorations et de corrections de bugs.

Nouvelles fonctionnalités

Migrateur Rhythmbox

Banshee 1.5.0 peut importer la collection depuis Rhythmbox, incluant les listes de lectures, les notes et les statistiques de lecture.

Battements Par Minute (BPM)

Avec Banshee 1.5.0, vous pouvez détecter automatiquement les BPM des chansons de votre bibliothèque ou le définir manuellement. Vous pouvez alors les trier, chercher ou les classer par rapport aux BPM.

L’auto-détection requiert le plugin GStreamer bpmdetect, inclut dans gst-plugins-bad.

Scores automatiques

Lorsque vous écoutez un morceau avec Banshee 1.5.0, il va automatiquement leur assigner un score basé sur les pressions sur le bouton « passer ».

Creative Commons

Une nouvelle collonne affiche la licence Creative Commons des morceaux si applicable (screenshot). Ces informations de licence peuvent être éditées dans l’éditeur de morceaux. Il y a par ailleurs une nouvelle station Last.fm de musiques taggées « Creative Commons ».

Séparer les emplacements de bibliothèque

Vous pouvez maintenant définir des emplacements différents pour vos musiques, vidéos et podcasts.

Pour plus d’informations, les améliorations mineures et les corrections de bugs, se reporter à l’annonce officielle.

Liens

Tagué , ,