Ulule, le major du 21ème siècle ?


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Salux !

Vous connaissez sûrement Ulule, si ce n’est le cas ils expliquent très bien sur leur page d’accueil ce qu’ils font. En deux mots, c’est un site de financement communautaire (crowdfunding) pour divers projets.

J’écris ce billet parce que le groupe The Yokel vient de faire financer l’enregistrement de son album, et ce en quelques jours. J’ai été impressionné de voir la vitesse à laquelle les 1000€ ont été amassés, et surtout de voir qu’ils ont été donnés par 20 personnes, soit plus de 50€ par soutien !

Internet, lieu du tout gratuit ? Hum…

Ça la fout un peu mal pour tous les MMM et autres Riester qui militent pour un internet plus PUR soit disant que si on ne censure pas les gens voudraient du tout gratuit. J’ai fait la remarque sur Twitter, visiblement je ne suis pas le seul à penser que tout n’est pas aussi simple…

Nous aurait-on menti ?

Il y a de quoi se poser la question. D’un côté, j’entends sans cesse sur Pourquoi je Pirate ? des gens se plaindre que 20€ pour un CD c’est cher, de l’autre on a 1000€ de rassemblés en un temps record pour l’enregistrement du disque.

Cela confirme (si c’était nécessaire) mon idée que le disque n’est plus devenu un objet de convoitise en tant que tel. En gros, les gens aiment leurs artistes et sont prêts à payer pour soutenir la création (pas la peine de faire des pubs merdiques pour prêcher des convaincus). La preuve en est, ils ont sorti 20 biftons orange pour faire enregistrer un album.

Nouveaux modes de financements pour les artistes

On le voit ici, le direct2fan marche. De nombreux projets musicaux sont en cours de financement rien que sur Ulule. Personnellement, je comprends la hantise de Pascal Nègre ; un monde où les intermédiaires sont réduits au strict nécessaire, un monde où la publicité et la promotion se fait sur le P2P, le financement via Ulule et la rémunération par les concerts, oui je flipperais. La différence, c’est que je ne monterais pas une loi liberticide qui reconnaît elle-même son inutilité.

À bon entendeur…

Le Manchot Enragé

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Ce que serait une bonne plateforme de VOD partie 2


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Salux !

Suite de mon 1er billet sur le sujet.

Maintenant, rentrons un peu plus dans l’organisation des choses

Paiement & tarification

Comme dit dans le manifeste, le paiement doit être clair. J’opterais personnellement sur un système similaire aux forfaits mobiles (en plus simple). L’internaute possède un montant de crédit qu’il peut utiliser à sa guise pour regarder l’intégralité du catalogue :

  • Soit via des recharges ponctuelles pour les consommateurs irréguliers ou ceux qui veulent juste découvrir
  • Soit via un forfait mensuel qui renouvelle le crédit d’un certain montant
  • Soit via un forfait illimité, plafonné à 30€/mois
Anyway, pas de « péremption » du crédit ni de conneries du genre. 10€ c’est 10€ point barre.

Pour regarder un film/épisode, rien de plus simple : clic sur « Regarder », décompte du crédit, le site permet l’accès au titre de manière illimitée pendant X heures (24 ?).

Répartition des droits

La difficulté majeure réside dans le calcul de ce que rapporte un visionnage avec la multiplicité des forfaits. Imaginons les 3 cas de figures suivants (pour l’exemple j’établis les frais du site de manière arbitraire à 50cts) :

  • Paiement « à la recharge » : 10€ débités = 10€ de crédit, soit une rémunération de 1,50€ pour un film à 2€
  • Forfait simple : 5€ débités = 6€ de crédit (incitation commerciale), soit 1€ que l’on ne peut retirer des frais fixes puisque les prix ne sont pas fixes, eux. Déjà ici, le calcul devient difficile.
  • Forfait illimité : rémunération impossible à calculer sans mécanisme d’assiette.

Comme on le voit ici, il faut globaliser le calcul : faire la somme des crédits engagés dans le mois (facile à calculer), soustraire une base fixe sur le prix du visionnage qui soit les frais du site (l’exemple des 50cts), puis diviser par le nombre de visionnages pondérés par un coefficient du prix.

La formulation peut paraître brumeuse, prenons un exemple :

Sur le mois de mai, en additionnant les forfaits mensuels (simples et illimités) avec les crédits utilisés, on obtient l’assiette globale (AG). Soit V le nombre de visionnages totaux et F les frais fixes, le montant à répartir de l’assiette A = AG – V * F.

Soit un épisode de série E1, vendu 1€. Une fois les frais fixes ôtés, il reste une marge brute de 0,5€ = le coefficient C1. E1 a été visionné V1 fois dans le mois. On considère le « score » mensuel = C1 * V1.

L’assiette A sera répartie de manière proportionnelle entre tous les scores mensuels de chaque vidéo. Les vidéos les plus vues avec le plus fort coefficient seront les plus rémunératrices.

Rémunération des artistes

Sur ce point, la plateforme n’aura pas vraiment de prise, pour la simple que son cœur de métier est la diffusion, non la production ou la répartition de droits.

De plus, le pourcentage qui va aux artistes ne veut rien dire en soi. 100% de revient pour l’artiste ? Cool. C’est lui qui a tout financé en hypothéquant sa maison ? Moins cool…

Problématique du téléchargement, petit aparté sur les DRM

J’ai évoqué le HTML5 tout à l’heure, en tant que solution technique pour la diffusion. Cette technologie fonctionne sans DRM, ce qui est un atout indéniable, mais qui mène aussi à un frein de la part des producteurs : la facilité de récupérer le fichier entier et de le conserver, de le partager.

Ma position est très claire à ce sujet : c’est un risque à prendre. Les DRM sont comme une punition collective : une ou deux personnes copient et c’est l’ensemble des clients qui se mange ces saloperies de DRM. Les imposer fait perdre plus de clients que les pertes potentielles dues au partage sur le P2P.

Je pense qu’il faut prendre le problème à contre-pied et accepter le partage comme mal nécessaire (d’un point de vue commercial entendons-nous) pour exister et vivre sur la toile. Il y aura toujours des récalcitrants qui mettront tous les moyens du monde pour ne pas payer, et il y aura des gens qui iront sur les réseaux P2P parce qu’ils n’ont pas les moyens de payer.

Partant de ce constat, il vaut mieux convaincre le reste des internautes que l’offre payante en streaming est attrayante (retour aux conditions que j’avais énoncées plus tôt). S’ils sont satisfaits, pourquoi s’embêteraient-ils à télécharger les œuvres, ce qui est long et peu pratique comparé à ce que peut fournir un tel site ?

Et puis bon, la télévision, tout le monde peut enregistrer à volonté, ça n’a jamais choqué personne hein…

Mise en avant des Creative Commons

Les œuvres sous Creative Commons pourraient être intégrées au catalogue et -pour une fois- obtenir une visibilité et une rémunération. À l’instar de ce que fait In Libro Veritas, un bouton de téléchargement pourrait être placé à côté du bouton « Regarder », qui redirigerait directement vers le tracker torrent. Encore une fois, utiliser le P2P permet d’occuper cet espace et donc de l’influer au lieu de laisser aux « pirates » le soin de le faire, en plus d’économiser en BP et de donner une bonne image.

Pour la rémunération, il faudrait leur appliquer le même tarif que les œuvres « classiques », pour ne pas sous-entendre que CC = cheap & crapy (pas cher & merdique). Ce sont des œuvres à part entières, qui méritent la même attention et rémunération que leurs homologues conventionnelles.

À suivre : les limites

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Changement de licence pour DbMaster


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Salux !

Gros sujet de réflexion actuel, sur lequel je n’ai malheureusement que peu de temps à consacrer, la licence de DbMaster. Je l’avais mise « par défaut » en GPLv3, mais je regrette aujourd’hui ce choix, trop restrictif.

Poursuite & financement du projet

Le projet a tapé dans l’œil de ma boss, qui voudrait bien commercialiser un produit dérivé avec des options supplémentaires. C’est -en partie- dans cette optique que le système de plugin a été développé.

Or, la licence GPL interdit les travaux dérivés/le link avec du code propriétaire, ce qui rend de facto cette version payante impossible, à moins de demander aux contributeurs de céder leur propriété sur les patchs, ce qui me gêne sur le principe.

Le choix de la licence Apache

J’ai un immense respect pour la Fondation Apache ainsi que son travail effectué. Leur licence est simple et clair et permettra les travaux dérivés tout en conservant la parenté du travail de chacun.

Les dérives sont possibles, certes, que des stagiaires ou des DSI peu scrupuleux reprennent le code et pavanent devant leur boss en toute légalité. Pour être honnête, ça ne m’empêchera pas de dormir.

Je préfère me dire qu’en simplifiant les termes de la licence, des entreprises seront plus enclines pour participer (humainement, financièrement…) afin d’améliorer l’outil en vue de l’utiliser ou de le revendre sous une autre forme. Tant que ça fait avancer le schmilblick…

En deux mots

Le changement n’a pas été fait, ce n’est qu’une question de temps, encore et toujours. J’ai lancé un appel aux contributions sur Twitter, en espérant recevoir un peu d’aide et me dégager du temps pour m’occuper de tous les trucs satellites qui ne sont pas du code mais restent indispensables (doc, site, etc.)

Le Manchot Enragé

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Ce que serait une bonne plateforme de VOD partie 1


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Salux !

En me basant sur Don’t make me steal, j’essayais de m’imaginer qu’est ce que serait la plateforme de VOD idéale, et surtout, en bon geek, comment le faire/l’organiser 🙂

Des conditions claires et inflexibles

Pour qu’une telle plateforme soit un succès qui s’inscrive dans la durée, il faut dès le début poser des bornes clairement établies (pas comme Deezer hein…) :

  • Pas de DRM : l’expérience de Pourquoi je Pirate ? m’a confirmé qu’ils sont l’une des causes premières du téléchargement illégal. La diffusion doit se faire par une technologie standardisée et compatible avec la majorité du matériel actuel (typiquement, HTML5 vidéo en WebM + h264 pour les iDevices).
  • Aucune restriction en fonction de la situation géographique : 10$, qu’ils viennent des États-Unis, de Qatar ou du Japon valent toujours 10$ ; un français peut très bien vouloir la version japonaise avec sous-titres turques s’ils sont disponibles.
  • Des prix plafonnés par rapport au prix du cinéma : 3€ pour regarder un film et 1€ pour un épisode d’une série me semblent être une limite haute. Pas au-dessus.
Ces conditions doivent être établies et appliquées ne manière intransigeantes : si un ayant-droit fait sa vierge effarouchée, tant pis pour lui. Le but est de proposer un site en accord avec le manifeste, afin d’établir une base d’utilisateurs fidèles et qui qui n’aura pas à avoir recours au P2P.

Se développer en s’appuyant sur les réseaux sociaux et le P2P

Ignorer ces deux réseaux est une erreur stratégique majeure de la part des majors. Un très bon CM (voire plusieurs hein) ne serai(en)t de trop pour entretenir des comptes Twitter et Facebook actifs.

Autre vecteur de communication totalement ignoré à l’heure actuelle alors qu’ils sont d’une popularité galopante : les réseaux d’échange P2P. À force de les voir comme le mal absolu, les majors ont oublié ce qu’ils sont : rien qu’un moyen de partage de fichiers. Qu’est-ce que l’on voudrait que les gens partagent ? Facile : extraits, pilotes, BO…

Bref, un tracker torrent sur le site en vitrine pour attirer le client. Sur une série de 20 épisodes, pourquoi ne pas laisser le pilote en libre téléchargement ? La BO dans certains cas ? J’avoue avoir énormément apprécié que THQ diffuse la BO de Warhammer Dawn of War 2.

Prendre part à la création

Des initiatives comme Ulule nous montrent aujourd’hui que les internautes veulent aussi mettre la main à la patte et participer. Les réalisateurs indépendants pourraient demander des financements communautaires (en lien direct avec Ulule, pour ne pas réinventer la roue), être tenus au courant de l’avancement, obtenir des pré-commandes avec bonus…

Autre idée qui m’est venue : un système de don après visualisation. Comme vous l’avez vu, le principe de l’offre est d’offrir des prix suffisamment bas pour être attractifs et que l’internaute ne se concentre pas uniquement sur les block-busters mais aussi les petites productions originales. Après visionnage, il pourrait avoir l’option de donner directement un peu plus aux créateurs, pour leur témoigner son envie de les voir continuer.

À suivre : réalisation

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Analyse des logs de Pourquoi je Pirate

Salux !

Vous avez probablement entendu parler du PUR fail sur PasPeurdHADOPI (http://reflets.info/le-pur-fail-agenceh-hadopi-eurorscg/), j’ai subi le même genre d’attaque sur Pourquoi je Pirate. Voici donc les premiers résultats (non définitifs) de l’analyse des logs :

Not the same guy

Apparemment, on ne parle pas du même gars. Bluetouff avait pu aisément l’isoler via son User-Agent, voici ceux ayant le plus spammé mon site depuis le lancement :

Mozilla/5.0 (Windows; U; Windows NT 6.1; en-US; rv:1.9.2.3) Gecko/20100401 Firefox/3.6.3 1094
Mozilla/5.0 (Windows NT 6.1; WOW64; rv:2.0.1) Gecko/20100101 Firefox/4.0.1 430

Sur la journée de jeudi, la différence est encore plus nette.

 

L’IP 64.20.45.178 a été flashée, mais n’a rien posté. Ni le User-Agent. Il s’est baladé un peu, puis s’est lassé semble-t-il.

L’attaquant a utilisé 137 IPs différentes sur la journée de jeudi (pas encore traité les autres jours).

La suite

Lundi j’aurai les données complètes, je n’ai pas pu extraire les heures de début/fin de l’attaque. Reste à comprendre pourquoi le spam de PqJePirate et PasPeurdHADOPI ont eu lieu en même temps, et aussi par quelle coïncidence les attaques aient démarré le jour de mon passage sur Canal+, qui n’a pourtant pas révélé le site au grand jour (un bond dans les visites à peine perceptible).

Le Manchot Enragé, qui vient de passer une semaine de merde

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Code source de pourquoijepirate.fr

Salux !

Parce que la question de l’accessibilité du code source m’est souvent posée, je vais y répondre une fois pour toute ici : Je ne divulguerai pas le code source de pourquoijepirate.fr. J’y vois 3 raisons :

  1. J’ai codé ça en une journée tout au plus, c’est vraiment du PHP spaghetti codé à l’arrache. J’ai pas envie de vous refourguer un truc aussi mal foutu. Ça serait un cadeau empoisonné.
  2. Ça été codé sans aucune anticipation des différentes évolutions possibles, ni aucune possibilité d’adaptation.
  3. Je suis développeur Java/EE, pas PHP 😀 ceci pour appuyer le point 1.
Pour faire bref, vous perdriez moins de temps à repartir de zéro.

Ce que je propose

Néanmoins je pense que la base de données est réutilisable, et ma pensée libriste n’a pas envie de vous laisser réinventer quelque chose que j’ai déjà fait 😉
Si certains sont intéressés (j’ai les Twitter), on peut monter un projet libre et mutualiser les compétences 😉
Lâchez un commentaire ou un tweet si vous êtes intéressé.
Le Manchot Enragé
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Pourquoi je pirate ? Ce qu’il est, n’est pas, sera et ne sera pas

Salux !

Hier matin, j’ai lancé un site : pourquoijepirate.fr. Le but en soi est plutôt simple : chacun peut venir et dire pourquoi est-ce qu’il « pirate » (au sens Albanel du terme). Sur la page d’accueil, une confession apparaît au hasard. Objectif ? À vrai dire aucun, c’est une idée qui m’a traversé la tête mardi après-midi, je l’ai codé dans la soirée et acheté le nom de domaine.

À huit heure, le site est en ligne. À cause d’une erreur de manip, il est bloqué jusqu’à 10h. Deux tweets plus tard, le buzz est lancé : moi qui ne m’attendait pas à plus d’une trentaine de confessions dans la journée, j’en ai 100 en deux heures…

J’ai eu pas mal de remarques, propositions, et le site a gagné un parcours des confessions plus efficace + un classement par des votes. Autant dire que j’ai été complètement dépassé par les évènements… Il serait donc temps de poser un ou deux points. Appelez-ça une FAQ si vous voulez.

Je ne suis pas de la HADOPI, ni de la police

J’avoue, j’ai beaucoup ri en lisant certaines confessions me soupçonnant d’être à la solde de l’un des deux. Vérifiez les registres du Parti Pirate, vous aurez des surprises…

Je respecte l’anonymat

Vous aurez noté que je ne demande aucune identification. Toutefois je conserve l’adresse IP pour éviter le flood ou les attaques. J’ai bouté un ou deux Kevin hier soir comme ça, plus des tentatives de XSS 😉

Les deux seules personnes ayant accès à ces IP sont moi et ma patronne, qui m’a gracieusement offert un peu de place sur notre serveur.

Ce site n’est pas un lieu de débat

Donc inutile de répondre aux autres confessions postées. Il y a des forums pour ça. Merci.

Ce site n’est pas une incitation à télécharger

Oui je suis membre du Parti Pirate. Oui je soutiens la Quadrature du Net. Oui je veux l’arrêt de la HADOPI. Mais le but de ce site n’est pas de pousser au téléchargement illégal, juste de traiter le sujet avec humour, tout en donnant un coup de pied dans la fourmilière. Il y a du grand n’importe quoi de fait du côté des majors, j’essaye juste de le pointer du doigt.

Quels sont les risques vis-à-vis de la loi ?

Bonne question, je ne suis pas juriste. Encore une fois, ce site est fait just for fun, je ne veux pas de problème avec la loi. S’il y en a, je le retirerai (non sans regret).

Hors de question de refiler les adresses IP en vue d’identifier. Je préfère supprimer les commentaires voire carrément retirer le site s’il le faut. Je ne donnerai les historiques d’IP que si l’on m’adresse une perquisition, et croyez moi, je perds mon job si l’on en arrive là. L’idée ne m’enchante pas trop.

Pourquoi piratage ? Pourquoi pas partage ?

C’est un pied ne nez : on nous traite de pirate, alors que nous sommes juste pragmatiques.

Qu’est ce qui est modéré ?

Tant que vous restez poli(e), je ne vois pas de raison… Parlez français pas Kevin, et restez correct svp. Les blagues sont autorisées (et même conseillées) tant que ça reste dans le sujet.

Sur les débordements

Je réfute toute responsabilité quand aux témoignages qui sont faits sur ce site. Si certains peuvent être jugés offensants, n’hésitez pas à les signaler, je suis très réactif et suis prêt à supprimer tout commentaire irrespectueux.

Est-ce que tu gagnes de l’argent avec ce site ? Combien ?

Oui, grâce à Flattr. Aucune idée de la somme, si je pouvais rembourser le DNS (6€) ça serait cool.

Quelle est la suite ?

J’ai pas d’idée précise en tête. Proposez, si ça me tente on verra bien.

À terme par contre j’aimerais bien analyser tout ce qui est mis pour extraire les mouvances principales et mieux comprendre la situation. Quoi qu’on en pense, la situation actuelle n’est tenable ni pour les artistes ni pour les internautes. Si le Parti Pirate est intéressé, je suis prêt à leur fournir une copie de la base de données pour extraction/traitement (adresses IP retirées bien entendu).

Mon opinion sur le téléchargement illégal est qu’en analysant et résolvant les causes, la consommation de biens culturels (que ça soit par forfait, licence globale, achat à l’unité peu importe) repartira d’elle-même. J’ai foi dans la loi de l’offre et de la demande. Pour l’instant, l’offre est totalement irréaliste vis à vis de la demande. Sinon, le « piratage » ne serait pas un problème, n’est ce pas ?

Le Manchot Enragé

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DbMaster 0.8


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Salux !

Bon, j’avoue, j’ai peu communiqué ces derniers temps sur DbMaster. Peut-être devrais-je plus en parler sur ce blog, et moins sur dbmaster.sf.net, qui entre nous ne récolte que trop peu de visites.

Ceci dit grande nouvelle ! Le calendrier est respecté, même s’il reste quelques petits bogues (rien de méchant, ça sera corrigé le mois prochain).

Nouveautés

Comme la précédente, une grande partie des ajouts n’est pas visible directement à l’utilisation. Notamment l’ajout d’un système de plugins ! Simpliste pour l’instant, je l’étofferai au fur et à mesure des versions pour permettre aux développeurs tiers d’ajouter des fonctionnalités spécifiques. Ces plugins ont ouvert la boîte de Pandore si l’on peut dire, puisque le but de DbMaster est d’être universel ; or on se rend vite compte que c’est chose impossible à cause de la diversité des syntaxes SQL. Exemple concret :

Listing des colonnes d’une table Grâce aux plugins, il est possible d’avoir les colonnes d’une table, avec les informations de type, la valeur par défaut… Ces informations étendues sont disponibles pour MySQL, PostgreSQL & SQLite. D’autres viendront, bien entendu.

Amélioration de l’éditeur de requêtes avec de nombreux ajouts mineurs mais bienvenus comme

  • Auto-indentation
  • Auto-complément plus stable
  • Copier-coller du contenu des cellules (ne marche qu’avec Excel pour l’instant)
  • Le résultat peut être réduit/affiché plus facilement
  • Passage en majuscule/minuscule d’une sélection
  • Suppression d’une ligne via Ctrl+D
  • Visualisation des BLOB au format texte & HTML

Meilleure gestion des connexions qui peuvent être nommées avec des alias, rechargées à la volée, supportent les schémas (quand c’est présent) et les colonnes.

Et le meilleur pour la fin, des barres d’outils revues pour une meilleure ergonomie, avec un thème d’icônes plus visible et un panneau de connexions qui peut être placé n’importe où.

Nouveau site

Comme vous pouvez le constater, le tout nouveau tout beau site web contient plus d’informations, est plus clair et surtout, est multilingue.

Ce qu’il reste à faire

Comme d’habitude, revoir la doc, rafraîchir les captures d’écran, trouver des utilisateurs, prier pour gagner 50cts sur Flattr…

Poursuite du projet

Fort heureusement, ça n’est pas fini ! Pour rappel, je publie une mise à jour de maintenance tous les mois, et conserve un rythme de six mois pour les « grosses » mises à jour.

La version 0.9 est donc officiellement démarrée, même si pour l’instant rien n’est vraiment décidé quand au contenu. Vous pourrez suivre l’évolution sur cette page ou sur la mailing-list.

Le Manchot Enragé

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Logiciels Libres : les grands perdants de l’offre légale


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Salux !

Je me suis fait une remarque en installant Fedora 14 sur mon fixe, c’est qu’il est difficile (voire dans de nombreux cas impossible) d’accéder à l’offre légale avec des logiciels libres. Faisons le tour :

  • Spotify, excellent service de streaming, nécessite une application propriétaire pour fonctionner. C’est vrai, çapuecestpaslibre, mais je n’irai pas non plus leur jeter la pierre, ils indiquent sur leur site que le client Windows marche plutôt bien avec Wine (je confirme) et ils développent un client Linux (des pré-versions existent pour Ubuntu et Fedora). On est loin des sites d’achat en ligne qui exigent IE ^^
  • Deezer, moins excellent service de streaming (partial moi ?) nécessite Flash pour fonctionner. Plateforme propriétaire nécessitant un logiciel propriétaire (et passablement CPUphage), ça c’est du barbu-killer !
  • Ces #### de sites de VOD qui exigent IE ou le fameux iTunes qui demande… iTunes.

Et à côté de ça, PirateBay est un site standardisé qui ne nécessite qu’un navigateur web pour le parcourir. Le téléchargement se fait via BitTorrent, un autre protocole standardisé. Encore une fois, c’est le côté obscur de la force qui va au plus simple et est accessible à tous, là où l’offre légale s’évertue à utiliser des technologies non-libres. Oui c’est normal qu’on vous dit.

Qu’est-ce qu’il faudrait alors ? Que l’État investisse de l’argent dans l’écriture de protocoles standardisés pour l’offre légale pardi ! Un HTTP du streaming légal qui relaye les plateformes actuelles à des « simples » fournisseurs de services. Ainsi, on pourrait se connecter avec n’importe quel client (libre ou non, c’est génial les standards !)

Personnellement, quand on me dit « réguler le net », j’aurais plutôt tendance à flanquer des normes dans tous les sens pour que les utilisateurs ne soient pas cantonnés à l’usage de telle ou telle solution gérée par un groupe surpuissant et dictatorial (Apple ? Noooon…) plutôt que de taper sur des internautes qui ont un minimum de jugeote et ne se font pas berner par une offre légale complètement décalée. À bon entendeur…

Le Manchot Enragé

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Marre de l’anarchie Windowsienne (partie 2)


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Salux !

Toujours pas de tar donc. On veut ma peau aujourd’hui. De retour dans le terminal Windows (beuh), j’essaie de compresser ce qui me passe par la main ; sauf que tar cjf me retourne une erreur. La commande serait inconnue. Merde alors, j’ai du zapper un truc… Je retourne sur Linux (Yakuake soit loué) et j’essaie… tar cjf bidule chouette oui c’est bon. Ok ça devient chelou. Cinq minutes de Google plus tard, j’apprends que tar ne permet pas la compression bunzip sur Windows, il faut « bsdtar ». Tellement que ça me saoule, je ne prends même plus le temps de regarder ni pourquoi ni comment. Je télécharges, j’extrais, terminal, bsdtar.exe –version ça marche ! J’essaie la compression, bsdtar.exe archive.tar.bz2 fichiersalacon fonctionne du tonnerre. Je modifie l’application pour spécifier le bon exécutable et apparemment, enfin, ça marche.

Je préviens mes collègues et je leur fournis un joli .zip qui contient l’application. Testons donc, premier lancement sur leur machine : OpenSSL manquant et plus aucun affichage des symboles au format SVG. Je ne vous explique pas le dégoût profond que je commence à développer pour cet OS. Pour OpenSSL, le problème est vite réglé : il lui manquait certaines DLL (POUR CHANGER !!!!). Pour les SVG, je ne vous détaille pas le parcours, mais c’était du genre « faut prendre le contenu du dossier A qui est dans B mais pas A dans C ».

Voilà ! C’est fini, le logiciel fonctionne enfin sur Windows ! Gros soupir de soulagement au sein de l’équipe.

De retour sur Linux, j’explique à mes collègues les problèmes que l’on aura avec la version Windows ; notamment le fait d’intégrer les programmes tiers dans le processus de mise à jour – j’en profite pour leur citer la faille de la libpng qui a contraint une flopée de logiciels à fournir une màj sur Windows, alors que sur Linux le patch a été appliqué sans effets de bord. Et là, comme pour me narguer, j’ai le gestionnaire de mises à jour d’Ubuntu qui me saute à la figure, m’alertant qu’une mise à jour de sécurité importante est disponible pour OpenSSL. Ça, c’est de la coïncidence.

J’ai commencé à aborder un sujet fâcheux : les mises à jour. Et oui, pour ceux qui ne le sauraient pas, les mises à jour sur Windows, c’est À LA MAIN. C’est pas comme si RPM avait été inventé en 1995 non ! J’ai pas trouvé la date d’apparition des premiers dépôts, en tous cas je les ai toujours connus sur Linux (je n’ai commencé qu’en 2005 mais bon). Bref, pour en revenir à Windows, chaque logiciel doit embarquer sa procédure de mise à jour. Il va falloir donc en écrire une (c’est cool !), puisque le logiciel a quelques spécificités techniques (que je ne déballerai pas ici). Je ne vous explique pas la perte de temps.

Conclusion

Il est temps de faire le bilan, et peut-être aussi de modérer mon propos. Difficile de culpabiliser Microsoft, puisqu’à aucun moment je n’ai utilisé une de ses libs. D’ailleurs, il serait aisé de penser que la faute revient pour beaucoup à gnuwin32, qui aurait mal packagé ses applications. Malheureusement, ce n’est pas aussi simple.

Tout d’abord, quel a été mon problème ? La réponse est simple : en bon libriste, je n’avais pas envie de réinventer la roue carrée (mon client me paie pour ça c’est bien connu) et je me suis dit « Tu veux une somme MD5 ? Prends un logiciel qui sait le faire ». Je m’en suis mordu les doigts. Pourquoi ? Parce que Windows, contrairement à Linux, ne permet aucunement de gérer les dépendances tierces. Là est le formidable avantage des dépôts : je précise que j’ai besoin d’OpenSSL, il va me le chercher, me le télécharge, me l’installe et le met à jour pour moi. Elle est pas belle la vie ?

On retrouve une sale pratique qu’ont les développeurs Java : lorsqu’ils ont besoin d’une bibliothèque, ils vont inclure le JAR à l’application. Et si la bibliothèque en question est mise à jour ? Alors là, silence gêné. Timidement, peut-être qu’on me répondra que ça représente une perte de temps alors qu’en l’état actuel, tant que ça marche

Il est surtout difficile d’en vouloir à gnuwin32, premièrement pour leur patience et leur courage (franchement, mon appli, à côté de la leur, c’était du gâteau à porter sur Windows), ensuite parce qu’ils ont voulu reprendre le concept des dépôts en séparant l’application des bibliothèques tierces.

Mais je sens que ça va partir dans un débat d’idées sans fin. Revenons à notre réalité de développeurs et essayons de résumer clairement la situation.

Clairement, porter l’application sur Windows a été un gouffre en terme de temps, et donc en terme d’argent, tout ça pour patcher le retard pachydermique de Windows sur le terrain du déploiement d’applications.

PS: j’omets sciemment de parler de WSUS, ce qui serait hors propos puisque ce dernier, malgré ses qualités, ne s’applique qu’aux réseaux d’entreprises. Un particulier ne pourrait pas utiliser cette technologie pour mettre à jour Firefox ou autre.

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